Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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The Crumble Factory

Betsy Cha Cha

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« Betsy Cha Cha » constitue le deuxième elpee de cette formation toulousaine drivée par Rem Austin. Et honnêtement, il n’est du tout facile à chroniquer. En fait, si sa pop s’inspire le plus souvent des sixties (Beatles, Beach Boys, Kinks) et parfois des nineties (Boo Radleys), elle est régulièrement rongée par le punk rock. Et tout particulièrement celui des Pixies. A cause de cette ligne de basse mordante, réminiscente même du fameux « Debaser » (« Pâquerette », « Mountain boy ») ; et puis des stridulations de guitare. Les harmonies vocales sont particulièrement soignées, éthérées (« Well, well well ») ou disposées en couches, à l’instar de « The Hill song », hanté par le « Sgt Pepper’s » des Fab Four. Et puis, le sens mélodique est constamment préservé ; ce qui rend les 14 titres de cet elpee agréables à l’écoute tout en demeurant déconcertants. C’était sans doute le but recherché par The Crumble Factory…

Factory Floor

Cold Sweat

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DFA a l’art de dénicher des talents qui fracassent. Factory Floor, constitue l’une des dernières trouvailles du label. Et le trio ne fait pas exception à la règle. Son premier LP, éponyme, est dans les bacs depuis septembre dernier et figurera pour sûr dans de très nombreux ‘tops’ de fin d’année. Factory Floor était de passage à l’AB, version Club, pour démontrer par A+B que leur son est aussi énorme sur scène qu’en studio.

L’AB Club affiche complet à l’heure où les Londoniens de Factory Floor font leur apparition sur la scène de la petite salle bruxelloise. Précédé par un set rugissant du prometteur East India Youth, Gabriel, Dominic et Nik enchaînent, sans cérémonie, par leur mix hybride d’electro, noise et autres explorations mélodiques abstraites. « Turn It Up » lance les hostilités. Le morceau d’ouverture cogne fort. Ses percussions font vibrer nos tympans tandis que le beat insidieux chauffe nos pieds qui battent la mesure non-stop.

Sur scène, les Britanniques jouent sans trop se soucier du public. Ils balancent leurs sons et c’est tout ce qui leur importe. Dans le public, quelques motivés décompressent librement ; mais, comme souvent à l’AB, la majorité du parterre reste figé. Ce qui importe peu en général. Faut dire que le côté assez froid de la formation n’est pas spécialement engageant, même si les tubesques « Two Different Ways », « Fall Back » ou « (R E A L L O V E) » vont à contresens de leur performance scénique.

Le trio quitte les lieux au bout de près d’1h20 de prestation. Bien que le set ait démarré sur les chapeaux de roue, les 20 dernières minutes du concert n’étaient pas spécialement nécessaires ou convaincantes. D’autant que l’ambiance de la salle est retombée progressivement après les trois premiers quarts d’heure de spectacle. Factory Floor est l’un des groupes qui, pour l’heure, devrait sans aucun doute faire plus de victimes en festival et en soirées qu’en salle. Bref : bon mais peut définitivement mieux faire.

(Org : AB)

 

The Crumble Factory

The Crumble Factory

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Ah quel bonheur d’écouter cet album éponyme en ces premiers jours pluvieux qui nous frigorifient l’échine… Les ex-Psycho Lemon, Rem Austin et Ann Lake –non, non il ne s’agit pas de pseudos– ont décidé de déterrer les plus belles mélodies tordues du rock plus ou moins underground des années 90. Accompagnés de Julien Barbagallo (batteur chez Tame Impala, tout de même), Rémi Saboul à la guitare (Drive Blind) et Stéphane Bertholio de Dionysos à la basse, les deux sbires revisitent les sonorités classiques qui ont marqué leur génération ; depuis Teenage Fan Club (« So High ») à Blur (« Tell Me Girl »), en passant par Grandaddy (« We Are the Crumble Factory », « Son of Light ») et les mythiques Boo Radleys (« Not-So-Happy Story »). Le chant bancal, la basse caoutchouteuse et un tempo hypnotique : de quoi combler les trentenaires, mais aussi inviter les autres à fredonner. The Crumble Factory nous vient de Toulouse, et constitue probablement la meilleure usine de rock indie française actuelle. Un dessert à consommer sans modération !

 

Factor

Factor and The Chandeliers

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Chaque année réserve ses surprises. Celle qui vient de s’écouler a révélé Factor. C’est même la révélation ‘beatmaker’ 2011. Le label Fake Four qui l’héberge constitue également une belle surprise dans le monde du hip hop.

Le Canadien a multiplié les collaborations avec toujours autant de réussite. La dernière en date est celle qu’il a opérée en compagnie de l’Américain Kirky Dominant chez Paranoid Castle, pour concocter un opus que Musiczine avait d’ailleurs chroniqué, il y a quelques semaines.

Tout au long de cet elpee, Factor parvient à créer des beats et des atmosphères dignes du meilleur de Boards of Canada voire de Bibio (NDR : son premier long playing). Il fallait cependant s’en douter, l’intégralité de ce disque est instrumentale. Il parvient à mélanger les genres avec un grand brio : le rock, la folk, r’n’b, … Selon les morceaux, ses musicos, répondant au patronyme de The Chandeliers, changent d’instrus.

Une fois de plus, le label Fake Four a encore tapé dans le mille. L’electronica de Factor est subtilement prodiguée, tout au long de cet opus éponyme. Et pour la savourer idéalement, il suffit de l’écouter les yeux fermés, et de les rouvrir dès que le disque est terminé…

 

84 Day Syndrome vs. Glue Factory

Antonio Villaraigosa Golden Expressway

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Si l’immonde pochette de l’album rappelle une obscure série Z apocalyptique, son contenu musical en est le penchant musical, tant il destiné strictement aux fans d’un certain genre, le punk ‘à roulettes’ des années 90, en l’occurrence. « Antonio Villaraigosa Golden Expressway » est un split album partagé par 2 groupes californiens, sévissant à Los Angeles.

84 Day Syndrome est le projet solo de Randy Bradbury, le bassiste de Pennywise. Il s’est chargé des vocaux et de l’ensemble de l’instrumentation. Glue Factory implique des membres de The Falling Idols et de Secret Hate. Les 6 titres de 84 Day Syndrome pourraient figurer sur un nouvel Ep de Pennywise, tant les vocaux que les riffs rappellent le punk caractéristique du gang de Long Beach. Les morceaux de Glue Factory évoluent dans un registre davantage rock-garage. Politiquement engagé, aussi. Dans l’esprit de Jello Biafra.

Impossible de critiquer négativement cette œuvre, tant l’intention des deux groupes est louable. Sincère également, même si ce split cd s’adresse exclusivement aux aficionados des deux combos. Des aficionados qui risquent d’ailleurs d’être comblés à l’écoute de ce disque. Les autres passeront leur chemin en se demandant qui écoute encore ce genre de musique de nos jours. Rien à ajouter ! Il fait beau, j’irai bien faire du skate, moi.

Summer Factory

A Bad Workman Blames His Tools

Formé à Lille en 1995 et depuis émigré à Bordeaux, Summer Factory sort un nouvel EP frais et tapageur, après un premier album remarqué (" Put Yours Clothes Back On ! ") il y a presque deux ans. Toujours dans une lignée psyché-pop sans complexes, entre Beck, Lou Reed (la voix) et Harpers Bizarre, les cinq Français de Summer Factory confirment leurs talents de (garçons de plage) mélomanes, qui auraient troqué leurs matelas pneumatiques contre le " Sunflower " des Beach Boys " et le dernier Super Furry Animals. En faisant la part belle aux guitares surf et aux " bonnes vibrations " d'un theremin bavard, ce mini-album huit titres s'avère parfait comme compagnon de vacances. Sous le soleil, exactement.

Fear Factory

Digimortal

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Après avoir passé du bon temps, chez Static-X pour Burton C. Bell, et chez les rappers-rockers de Cypress Hill pour Dino Cazares, il était temps pour le tandem de base de Fear Factory de revenir à des occupations plus sérieuses, et puis surtout de faire oublier aux fans une trop longue absence au devant de la scène du métal extrême. Double pédale de grosse caisse en avant, la "fabrication de peur" nous envoie dans les gencives un "Digimortal" qui s'aventure encore davantage dans l'expérimentation cyber-métal. Quatrième album du combo, le Fear Factory cru 2001 est une fois de plus produit par Rhys Fulber (ex Front Line Assembly), et renferme tous les éléments qui ont construit sa brutale réputation. Burton s'époumone toujours à s'en casser les cordes vocales, les guitares tranchent comme des rasoirs et les éléments électro donnent toujours cette dimension de puissance exacerbée tout au long d'une oeuvre qui aurait pu constituer la bande son d'un fil sf à la Terminator ou à la Natural born killer. Hormis les incursions rap de B-Real de Cypress Hill sur le très moyen "Back to the fuck up", et quelques arpèges de guitare classique, aucune véritable révolution n'est à noter sur "Digimortal". Fear Factory demeure Fear Factory et se porte plutôt bien. Les fans seront comblés.