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Film School

Hideout

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Tiens, c’est curieux, cette formation n’est pas insulaire, mais yankee. De Californie, plus exactement. Et nous vient du côté de San Francisco/Los Angeles, pour être plus précis. En outre, elle est née en 1998, pas au milieu des eighties. Pourquoi ces réflexions ? Parce que Film School pratique une noisy pop réminiscente de Slowdive, Pale Saints, Jesus & Mary Chain, Ride et surtout de My Bloody Valentine. Colm O’ Coisog, le drummer de la mythique formation dublinoise est d’ailleurs venu leur filer un coup de main, sur le titre final, « What I meant to say », une plage croustillante imprimée sur un tempo new wave. Bien sûr, Swerverdriver militait dans ce style musical, mais c’était en quelque sorte l’exception qui confirmait la règle.

Film School, c’est avant tout Greg Bertens. Chanteur/guitariste/compositeur, il a décidé d’élargir son projet à un groupe lors de la confection de son premier elpee, « A brillant career ». C’était en 2001. Depuis, le line up a subi de multiples modifications, enregistrant ainsi l’arrivée de la talentueuse bassiste/vocaliste Lorelei Plotczyk (dont les interventions aux quatre cordes sont riches et mélodiques) et enregistré quelques Eps, singles et deux albums : un éponyme et ce « Hideout ». Treize plages partagées entre trois brefs interludes instrumentaux et dix compos qui font la part belle à la noisy pop. C'est-à-dire une musique atmosphérique, traversée d’harmonies vocales limpides, éthérées, diaphanes, et sublimées par les cordes de guitares bruitistes et mélodiques à la fois. Des paysages atmosphériques ténébreux, délicats, parfois enrichis d’arrangements somptueux, comme chez And Also The Trees (« Lectric », « Florida ») à moins que ce ne soit dans l’esprit de Cure (les guitares discordantes et le synthé nébuleux de « Two kinds »). Des paysages empreints d’intensité, de charme et d’esthétisme qui devraient faire le bonheur de tous les shoegazers, dont les batteries doivent être à plat depuis que ce type d’électricité se fait plus rare…

Film School

Film School

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Il n’est jamais trop tard. Jamais trop tard pour pénétrer les ténèbres. Aujourd’hui, la fumée noire recouvre les friches industrielles britanniques de Joy Division et My Bloody Valentine. Ne reste que de lointains échos (& The Bunnymen) d’une New-wave anglaise. Des résonances emportées au loin, souvent de l’autre côté de l’Atlantique. Les derniers efforts new-yorkais demeurent ainsi les témoins de cette déportation où les travers chic d’Interpol et les dessous kitsch de Bravery balisent les deux extrémités d’une résurgence avérée. Cette fois, c’est San Francisco qui se pare de mélodies eighties. Chez les Américains de Film School, le spleen tourbillonne et se répand à travers une bourrasque de guitares tendues. Le ciel est ombragé, l’orage menace. Et après quelques écoutes, un psychédélisme retors s’extirpe des marasmes épiques chantés par Krayg Burton. Une inexplicable joie de vivre s’insinue alors en filigrane de ces titres éplorés. La beauté de cet album est là, dans sa capacité à conjuguer les contradictions. Noirceur et bonheur. Chaleur et douleur. Film School s’apprivoise alors au gré de fulgurances pop : « On & On », « 11 : 11 », « Pitfalls ». Sans vêtements collants ni bijoux clinquants, Film School fait son cinéma. Seul, à l’ombre du soleil californien.