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Foxygen

Seeing Other People

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A côté de sa belle et récente carrière de producteur (Weyes Blood, Whitney, Father John Misty), Jonathan Rado continue sa belle aventure au sein de Foxygen en compagnie de son comparse Sam France. Embrassant une belle amplitude de styles depuis leur coup de poing mélodique et psyché asséné par « We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic » (NDR : leur second elpee), les deux jeunes Américains ne se refusent rien…. Après avoir publié un double album conceptuel (le très inégal « …and Star Power ») et un LP à la théâtralité assumée (le très beau « Hang »), le tandem nous propose « Seeing Other People », une collection de morceaux boostés aux sonorités 70’s. Plutôt pop, il recèle des titres glam fluides à souhait (« Work », « News »), un brin jazzy (« Face the Facts »), des ballades soft-rock (« Livin’ A Lie »), un petit brûlot springsteenien (« The Thing Is ») et une version hi-fi d’Ariel Pink (« Mona »). Toujours à la limite du pastiche, Foxygen s’en sort toujours haut la main grâce à d’étonnantes capacités mélodiques et ce brin de folie qui fait tout son charme…

Foxygen

Hang

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On avait rarement vu pareil sabordage que celui de Foxygen à la sortie de son second opus. Après le succès de « We Are The 21st Century Ambassadors Of Peace & Magic », parfaitement produit par Richard Swift, le jeune duo avait décidé de publier un double concept album. Baptisé « … And Star Power », il était tellement brouillon qu’il était parvenu à faire fuir de nombreux aficionados du groupe. En concoctant son troisième essai, « Hang », la formation en est revenue à de plus ‘raisonnables’ ambitions, se limitant à une formule davantage succincte, soit 8 morceaux en à peine 32 minutes. Moins accessibles que sur sa première œuvre, mais structurés et mélodiques que son ingérable suite, les plages de Foxygen sont toujours marquées par le rock des 60’s et 70’s (Beach Boys et Kinks en tête) et évoluent parfois à la limite du pastiche. Jonathan Rado et Sam France possèdent pourtant ce talent susceptible de construire de petites cathédrales psyché/pop au parfum rétro ; et le premier single, « Follow the Leader », en est certainement la plus belle illustration. Ce qui n’empêche pas le combo de lorgner vers le music-hall (« Avalon ») ou de replonger dans l’univers de Bowie circa 80’s (« Mrs. Adams »). Favorablement. Ce duo est en perpétuelle recherche de liberté. On n’est donc pas bout de nos surprises…

 

Foxygen

We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic

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Alors qu’il transcendait le folk céleste de Damien Jurado en lui offrant une trilogie inoubliable, le producteur Richard Swift a prouvé parallèlement, il y a quelques mois, que cette soudaine alchimie n’était pas un pur hasard mais qu’elle était susceptible d’être appliquée à d’autres ! Le 3ème album de Foxygen constitue un parfait nouvel exemple du savoir-faire de ce nouveau gourou de la production pop-folk actuelle. Difficile de faire plus délicieusement jouissif que cet imparable « We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic », une oeuvre truffée de tubes branleurs baignant dans une bienheureuse atmosphère psyché-pop ! Emmené par Jonathan Rado (et sa voix à la Dylan) et Sam France, la jeune formation étasunienne nous y réserve d’irrésistibles plages oscillant entre sonorités 60’s et contemporaines, à l’instar de l’inusable « San Francisco », du très cool « No Destruction », caractérisé par ses claviers vintage, du plus MGMT « Oh Yeah » ou du déjà classique « Shuggie ».

Foxygen a concocté un des plus beaux albums de l’année 2013 et il était temps d’y revenir car il n’est vraiment pas trop tard pour se plonger dans ses dédales tant il appartient pleinement au XXIème siècle comme le scande son titre. Quoique, tout autant au siècle dernier… et puis maintenant, à l’histoire de la musique…

 

Foxygen

Un bon bol de Foxygen…

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Foxygen est devenu une des révélations de ce début d’année, en deux temps trois mouvements. Ou plus exactement après avoir publié son premier opus, intitulé «  We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic ». Originaire de Los Angeles, ce duo fait un tabac dans la presse outre-Atlantique, et le buzz vient d’atteindre le Vieux Continent. C’est une bonne habitude, le Botanique avait devancé cette vague en programmant la formation, ce 5 février, au sous-sol.

Le Witloof bar est plein à craquer. Manifestement la côte de popularité de Foxygen continue de grimper en flèche. Je l’ai souvent répété, cette salle ne manque pas de charme, mais elle n’est pas adaptée à un auditoire trop important. A cause des effluves et de la chaleur ambiante, d’abord. A la limite, on peut les supporter. Mais ces deux colonnes plantées au milieu de l’espace et ce bas plafond réduisent fortement le champ de vision des spectateurs. De quoi taper sur les nerfs de ce qui ne voient pratiquement rien du spectacle. Serait peut-être alors judicieux, lorsque le public est conséquent, de transférer le concert dans une autre salle…

Sam France (chant, guitare) et Jonathan Rado (clavier, guitare) montent sur les planches vers 20h15. Ils sont accompagnés d’un batteur, d’un bassiste ainsi que d’une choriste qui passera quelquefois derrière le clavier. France semble en forme. Il a un look hippie. Notamment à cause de sa chemise et de son collier. Serait pas étonnant qu’il soit allé fouiner dans la garde-robe de ses parents. Son acolyte semble relativement plus calme. L’intro donne le ton à ce set, ma foi, plutôt insolite. Puis Foxygen attaque son single « Shuggie ». Si sur disque le produit fini est bien lisse, en ‘live’,  le son se révèle bien plus garage. Le concert baigne d’ailleurs au sein d’une ambiance punk juvénile. Le chanteur affiche un maniérisme et un sens théâtral, qui me fait penser à… Mick Jagger. Il constitue aussi la principale attraction de la soirée. Le Californien se roule par terre, monte sur les amplis, etc., … Il communique beaucoup avec le public, entrant même dans de longues divagations : il nous promet une soirée de folie, nous confesse ses problèmes vocaux dû à sa tabagie… Le groupe enchaîne les morceaux. Des compos qui passent allègrement du psychédélisme au punk, en transitant par le revivalisme pop ou rock. Les spectres des Kinks et des Stones sont bien présents. Le public semble conquis. Du moins les personnes aux premiers rangs. Les autres ont décroché depuis longtemps. Il est un peu plus de 21heures lorsque le band annonce qu’il va nous réserver sa dernière chanson. Mais il ne parvient pas à entamer le morceau. Sam France plaque tout et vide les lieux, très énervé, mais sous les rires du public. Les autres finissent par suivre son chemin…

Finalement on a eu droit à une prestation aussi sympathique qu’énergique. Et de qualité, ce qui ne gâche rien. Un groupe en pleine ascension, à suivre de très près…

(Organisation Botanique)