Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Future Of The Left

Les Gallois nous ont encore privés de prolongations…

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Alors qu’on vient d’apprendre que Nick Cave allait se produire, au cours de l’automne prochain, au sein d’une grande salle anversoise sans âme, votre serviteur se rend, ce soir, dans une autre bien plus intimiste et conviviale : la Rotonde du Botanique. Facile d’accès, l’endroit est devenu le rendez-vous des mélomanes, des journalistes, des organisateurs indépendants de concerts et autres passionnés de musiques. Et tout ce beau monde semble émoustillé à l’idée d’assister au concert de Future of The Left. Qui est sold out depuis quelques jours. Et manifestement, l’hémicycle est plein à craquer.

Curieux, car si Future of The left est une référence en matière de rock alternatif, Ed Harcourt –pourtant à l’affiche du Rock Werchter en 2002– ne fait pas salle comble, à l’Orangerie, aménagée en configuration assise pour la circonstance.  

Passée une intro sonore vintage, « Adeadenemyalwayssmellsgood » s’ouvre par un a cappella répétitif : ‘Roll on, roll on,…’. Le ton est donné. Le set peut démarrer. Et sur les chapeaux de roues ! Bien sculptés, les riffs si caractéristiques du band déferlent…

Les compos de Future of The Left sont brutes de décoffrage et sans concession. Un peu comme les buts que nos Diables Rouges avaient encaissés, lors de la dernière coupe d’Europe, sans qu’on ne les ait vus venir. Blonde, charmante, rayonnante Julia envoûte l’auditoire de ses interventions de basse.

Avant « Manchasm », Andrew (NDR : c’est le leader) abandonne sa gratte et passe derrière le clavier. Lui, qui d’habitude est si bavard, communique enfin avec le public. Mais il va largement se rattraper, son discours divertissant la galerie. Il essaie même d’entourer de mystère la reprise que la formation va interpréter. Mais bon, la solution n’était pas trop difficile à trouver, puisqu’il s’agissait d’une compo de McLusky, au sein duquel le chanteur et batteur ont évolué. « Without MSG I Am Nothing» nous replonge donc brièvement dans l’univers de ce groupe culte. En nous rappelant également que le team avait dispensé un set particulièrement décapant, une chaude après-midi de 2002, dans le cadre du festival de Dour.

L’ambiance monte encore d’un cran. Le public s’enflamme et les premiers pogos éclatent enfin. Un peu tardivement, car le show est en fin de parcours.

Titre qui ouvre son dernier elpee, « The Peace & Truce of Future of the Left », sorti en avril 2016, « If AT&T Drank Tea What Would BP Do ? » renverse carrément tout sur son passage. Les premiers rangs s’agitent alors qu’Andy démonte littéralement les drums. Puis les lumières se rallument. Et on se doute qu’il n’y aura pas de rappel. Comme lors du dernier Euro, ce team gallois a fait le gros dos dans l’adversité, avant de nous terrasser, sans nous laisser un temps de réaction… nous privant même de prolongations tant espérées…

Set list (merci à l’ingé son) :

1. Adeadenemyalwayssmellsgood
2. Arming Eritrea leader
3. Chin Music
4. Miner's Gruel
5. Small Bones Small Bodies
6. The Limits of Battleships
7. Beneath the Waves an Ocean
8. Manchasm
9. You Need Satan More Than He Needs You
10. Without MSG I Am Nothing (Mclusky)
11. Robocop 4 - Fuck Off Robocop
12. Eating for None
13. If AT&T Drank Tea What Would BP Do?

(Organisation : Botanique)

 

 

Future Of The Left

Not On Top

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En 2009, Future Of The Left faisait un carton plein en envahissant la Rotonde du Botanique. Depuis, Andrew Falkous et Jack Egglestone ont fait le ménage devant leur porte et se sont dénichés un nouveau préposé à la guitare, Jimmy Watkins, ainsi que Julia Ruzicka, ex-Million Dead, désormais chargée de la basse. Le Future Of the Left nouveau effectuait un arrêt express ce mardi 5 juin, cette fois au VK, pour y présenter leur troisième LP, « The Plot Against Common Sense ». Noise Rock pur jus.

Si certains ne se sont toujours pas remis de la dissolution de McLusky en 2005, Falkous et Egglestone ont définitivement tourné la page et continuent leur bonhomme de chemin sous la bannière de Future Of the Left. Trois ans après son dernier passage en Belgique, le quatuor a investi le VK, une salle peut-être encore trop grande comparée à sa fan-base belge. C’est donc devant un parterre assez clairsemé que les Gallois ont délivré un set rageur, fractionné entre des morceaux de « Curses », de l’excellent « Travels With Myself And Another » et du petit dernier, « The Plot Against Common Sense ».

Falkous le sait, les fans sont principalement là pour entendre des morceaux du second LP. C’est donc par les tranchants « Arming Eritrea », « Small Bones, Small Bodies » ou le radical et hautement efficace « Chin Music » que démarrent les festivités. Bien qu’il envoie tout ce qu’il a dans le ventre, le leader de la bande n’a pas spécialement l’air ravi d’être là et enchaîne quelques morceaux avant d’adresser quelques railleries aux fans excités des premiers rangs. « Sheena Is A T-Shirt Salesman », leur dernier single en date, introduit la partie du set reservé au nouvel LP. Ça casse pas la patte à un canard et on lui préfère largement des titres moins brouillons, comme « Failed Olympic Bid », « Robocop 4 – Fuck Off Robocop » et ses paroles hilarantes ainsi que l’épique « Notes On Achieving Orbit » qui clôture le concert un peu plus tard.

La formation, certainement déçue par le manque d’entrain manifesté par l’assistance, se contente de jouer ses titres les uns derrière les autres, avec moins de bonne humeur que lors de leur passage en 2009. « Manchasm » et « adeadenemyalwayssmellsgood », deux extraits de « Curses », n’arrivent même pas à arracher le moindre sursaut d’enthousiasme dans le public, sauf aux premiers rangs. Falkous s’est d’ailleurs montré particulièrement cassant dans ses échanges avec le public.

A viser trop haut, Future Of the Left s’est fait couillonner. Un nouveau passage dans la Rotonde aurait été autrement plus excitant, autant pour le groupe que pour les fans, bien trop dispersés entre les murs du VK…

(Organisation : VK)

 

Future Of The Left

Travels With Myself And Another

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Future Of The Left nous avait déjà éblouis il y a deux ans en publiant un premier opus furieux. C’est dire : le démantèlement des inoubliables McLusky par Andrew Falkous et Jack Egglestone était presque pardonné. Or le trio gallois vient de remettre le couvert en concoctant un second ouvrage reléguant McLusky au rang d’anecdote. Ou presque. Il y a encore de la marge quand même ! « Travels With Myself And Another », c’est tout simplement un flingue, contenant douze balles, pointé sur les tympans de ses auditeurs. Et dès les premiers riffs d’« Arming Eritrea », on se plie à la volonté des trois gaillards qui se régalent en malmenant leurs victimes avec une violence toute personnelle.

« Travels With Myself And Another » enchaîne les hymnes fulminants à une vitesse effrayante. En à peine un peu plus d’une demi-heure, le trio parvient à insuffler une nouvelle vie à la scène garage et post-hardcore et prouve une nouvelle fois que Future Of The Left est une formation exemplaire. Par ailleurs, ses prestations ‘live’ ne sont à manquer sous aucun prétexte. Elles sont ainsi résumées sur le « Last Night I Saved Her From Vampires », publié en janvier dernier. Et bonne nouvelle, Future Of the Left se produira cet été sur les planches du Pukkelpop avant de faire une halte en septembre. Au Botanique. Ne dites pas qu’on ne vous a pas prévenus.

 

Future Of The Left

Last Night I Saved Her From Vampires

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Avant la sortie de leur second ouvrage, prévu pour mai, Future Of The Left, formation née des cendres de McLusky et désormais signée chez 4AD, propose un disque enregistré en public lors de la tournée de promotion de leur excellent « Curses ». Foutraque, à l’image du trio, l’œuvre démarre sur un faux départ comblé par un discours décalé d’Andrew Falkous qui enchaîne, en compagnie de ses camarades, les morceaux de leur œuvre introductive, à la vitesse de la lumière. Les morceaux dépassent rarement les 3 minutes 30 et leur production est plutôt rudimentaire mais l’ensemble retranscrit à merveille l’ambiance et l’énergie punk d’un concert de Future Of The Left.

Le trio, qui avait foulé les planches du Recyclart ne mâche pas ses mots et encore moins ses riffs. « Last Night I Saved Her From Vampires » est un joli cadeau adressé aux fans. Néanmoins, la production approximative pourrait rebuter les néophytes à qui il est conseillé de pénétrer dans le monde de Future Of The Left par la porte principale, « Curses ».

 

Future Of The Left

Curses

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Trio de Cardiff responsable des excellents « My Pain And Sadness Is More Sad And Painful Than Yours » (2003), « The Difference Between You And Me Is That I’m Not On Fire » (2004) et, surtout, « McLusky Do Dallas » (2002), McLusky est l’une de ces formations qui n’auront connu qu’une brève carrière avant de s’évaporer dans le gris du ciel britannique, bien trop soudainement. Des cendres de McLusky est né Future Of The Left, à l’initiative d’Andrew Falkous et Jack W. Egglestone auxquels est venu se greffer Kelson L.T. Mathias, ex-Jarcrew. Cette nouvelle configuration, sans être un avatar grotesque de McLusky, s’avère constituer un enchaînement parfait et bien pensé.

Reprenant quelques uns des ingrédients majeurs qui ont fait le succès de leur ancienne formation, Andrew, Egglestone et leur nouvel allié balancent un « Curses » tout en éclats et en fureur. En 37 minutes, le trio réussit à réveiller les morts (« Plague Of Onces », « Real Men Hunt In Packs »), les faire danser tout en emplissant leur gosier inexistant de liqueurs en tous genres (« Manchasm », « My Gymnastic Past », « adeadenemyalwayssmellsgood ») et même leur permettre un court instant d’introspection (« The Contrarian ») avant de retourner gentiment s’allonger dans leur sombre et étroite résidence, en attendant la prochaine sortie nocturne de Future Of The Left. Tout ça ne nous rendra pas McLusky mais c’est un putain de bon début !