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Gary Higgins

Red Hash

Il est sans doute très probable que ce disque, s’il ne profitait pas du revival acid folk de ces deux dernières années (Devendra Banhart et consorts), n’aurait jamais été sauvé de l’oubli dans lequel il croupissait depuis plus de trente ans… Pareil pour Vashti Bunyan, qui depuis son intronisation par Banhart et Animal Collective, est ressortie du bois l’année dernière avec un nouveau disque (« Lookaftering »), trois décennies après son fameux « Just Another Diamond Day ». « Red Hash », qui date de 1973, vient donc d’être réédité par l’excellent label Drag City, au grand bonheur de tous les fans de néo-folk (barbus, pour la plupart) et des fashion victims (ce qui revient au même). Pour la petite histoire, Gary Higgins tenait la basse au sein du groupe Random Concept dans les années 60, dont l’un des autres membres, Simeon Coxe, fondera un peu plus tard les excellents Silver Apples… La suite est plus tragique : en octobre 1972 Gary Higgins est incarcéré parce qu’il dealait de la marijuana. Il reste en taule pendant 13 mois… Juste avant, il aura eu le temps d’enregistrer, en l’espace de 40 heures, ce fameux « Red Hash », alors pressé à 3000 exemplaires par un micro-label, Nufusmoon. Onze titres d’obédience acid folk, d’une qualité irréprochable malgré l’absence de moyens dont souffrait alors le chanteur. Vingt ans plus tard, la galette, tombée dans l’oubli suite à l’incarcération de son créateur et à l’absence de toute promotion et de distribution, s’échange sur le net pour plus de 200 dollars… C’est alors qu’en 2005, le folk hippie bénéficiant d’un regain d’attention de la part des labels et des médias (ils espèrent tous découvrir et signer le nouveau Banhart), ressurgit du néant cette pépite acoustique. Ben Chasny (Six Organs of Admittance, Comets on Fire), pour le coup, enregistre même une cover de « Thicker Than A Smokey » sur son dernier album « School of the Flower », de quoi alimenter le buzz et jouer au kador free folk… Sur « Red Hash » on retrouve donc des flûtes et du fingerpicking, des contes narcotiques et des cordes fleuries. Entre blues acoustique et mantras folk, ces treize titres (dont deux bonus) surprennent encore par leur vitalité, comme s’ils dataient d’hier… D’Adem (le surprenant « Stable the Spuds », quasi folktronica) à BRMC, de Mark Lanegan à Josephine Forster, nombreux sont ceux qui risquent d’avoir une claque en écoutant ce disque. « I Pick Notes From The Sky », titre l’une des chansons : si le ciel peut attendre, il est grand temps de rendre hommage, à l’homme et à son œuvre. Les pépites sont rares, et d’autant plus précieuses.