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Gerry Hundt

Since way back

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Gerry relève de l’équipe des Flip Tops de Nick Moss. Ce jeune musicien possède de nombreuses cordes à son arc. Il ne se contente pas des rôles de chanteur, compositeur, guitariste, mandoliniste, harmoniciste, bassiste et claviériste ; mais il se réserve les commandes du studio, enregistre, mixe et produit. Excusez du peu! Gerry est originaire du Wisconsin. Il compte à peine 30 ans. Il a vécu à Denver, dans le Colorado. A cette époque, il avait participé à l’aventure des Clamdaddys et apporté sa collaboration au chanteur/guitariste John Alex Mason, en compagnie duquel il a enregistré un elpee en 2002, "Mason & Hundt". Il a aussi assuré les parties d'harmonica sur les deux albums du prometteur guitariste Easy Bill Towber et son Big Beat. Depuis, il s'est fixé à Chicago et milite au sein des Flip Tops, où il a remplacé à la basse, Miss Kate Moss, qui a décidé de se consacrer à l'éducation de sa fille, Sadie Mae. Dès qu'il en a l’opportunité, Gerry se consacre à la mandoline qu’il met au service du blues. Pas de doute, il a bien écouté Johnny Young et Yank Rachell. Tout au long de son premier opus solo, il s’abandonne à ce seul instrument qui s'inscrit dans le renouveau de la mandoline blues, une vocation que partagent Billy Flynn et Richie Del Grosso. Les Flip Tops l’ont cependant rejoint lors des sessions d’enregistrement : Moss est à la basse, Willie Oshawny au piano, Bob Carter aux percussions, l'ami Bill Lupkin à l'harmonica et Josh Stimmel du Kilborn Alley Blues Band aux cordes.

"Since way back" démarre à plein régime. La mandoline est talonnée par la guitare de Josh Stimmel. Le son est dense, cru, primaire. La section rythmique soutient les cordes de la mandoline. "Ready to go" emprunte le même rythme. Du pur Chicago blues. Tout est bien à sa place. Le piano d'Oshawny meuble tous les espaces. Stimmel est très inspiré et Gerry chante d'une voix très mâle. Les huit cordes de la mandoline s'épanouissent au cœur d’une tonalité assez métallique tout en subissant une attaque très abrupte. "Bad water" est un blues lent très dépouillé. Le chanteur y narre la tragédie de membres de la famille du batteur, empoisonnés par l'eau toxique de leur source! L’esprit de Muddy Waters est ici bien présent. Lupkin s’y révèle assez bouleversant. Instrumental, "The Union meetin'" swingue par ses échanges opérés entre la mandoline et le piano. "Hard road" est un shuffle royal. Très Chicago. Le grand Jimmy Rogers n’est pas loin. Les musiciens évoluent à un très haut niveau. Bill suit la voix de Gerry à la trace, de son harmo, pendant que Piano Willie attaque ses touches d'ivoire, à la manière du légendaire Otis Spann! Hundt avale une solide lampée de spirit pour défier son "Whiskey makes me mean". Son énergie est décuplée. Moss abat un énorme boulot sur sa basse. Les deux seules reprises n'ont rien de surprenant. Tout d’abord le "Burning fire" d'Otis Spann. Une plage saturée d’émotion, au cours de laquelle piano et mandoline sont à l'unisson. Le remuant "You're the one" de Jimmy Rogers, ensuite. Lupkin s’y révèle insatiable. La formation reste très ancrée dans le Chicago southside des années 50. Proche du son immortalisé par les frères Chess. A l’instar de "Trying hard", un des sommets de l'album. Bill prépare la sortie de la mandoline. D'abord agonisante, elle reprend vie puis vigueur et sa ténacité est redoutable."The Lakewood bump" est un instrumental allègre qui permet aux acteurs de se libérer en toute décontraction. Caractérisé par ses échanges et joutes entre tous les solistes "Here in Chicago" porte bien son titre. L’elpee s’achève par un bonus track : "End of the day blues". Cette compo consacre un duo à fleur de peau entre les doubles cordes de la mandoline de Hundt et le piano de l'ami Barrelhouse Chuck, un musicien talentueux ; et pour cause, c’est un élève de Sunnyland Slim, Lafayette Leake et Little Brother Montgomery. Je vous recommande vivement cet album !