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Girls Names

Du post punk fascinant et addictif…

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Le Witloof Bar est une salle superbe. Située au sous-sol du Botanique, la cave à chicons a été réaménagée afin d’offrir au public une expérience intéressante. Le style de musique doit bien sûr correspondre à l’ambiance des lieux. Et c’était le cas ce jeudi.

Il est en effet difficile de trouver meilleur décor pour savourer le post-punk fascinant de Girls Names. Pas de première partie ce soir ; nous sommes directement plongés dans le vif du sujet ! Le groupe de Belfast monte sur les planches, sans doute un peu déçu de la faible affluence (plus ou moins 75 personnes) ; mais ne se laisse pas décourager pour autant, et révèle en ‘live’ de nombreux morceaux issus de son dernier album, sorti quelques jours auparavant : « Arms Around a Vision ». La recette de Girls Names est simple mais diablement efficace. Un son lourd, parfois presque malsain, renforcé par la basse de Claire Miskimmin et le chant de Cathal Cully. Le Witloof Bar rajoute clairement un charme à la prestation du quatuor qui n’est pas venu faire de la figuration. Près d’1h15 de concert, ce n’est pas mal du tout ! Il faut dire que le groupe a déjà publié trois albums et a donc de quoi allonger ses représentations.

S’il est vrai que la tonalité des morceaux est assez linéaire, certains se démarquent quand même assez rapidement. Caractérisé par son refrain puissant, « Chrome Rose » décoiffe littéralement l’assistance alors que le rythme effréné de « A Hunger Artist » l’incite à se remuer. Le public que n’y trompe pas et votre serviteur remarque ne pas être le seul à prendre son pied. Et le meilleur est encore à venir. La formation nord irlandaise clôture son show par « I Was You », petite merveille de construction crescendo décrite par le chanteur comme la meilleure chanson jamais composée par « Girls Names ». Une claque !

Pas question d’en rester là pour l’auditoire qui réclame un rappel. Et il sera bien accordé. Terminer par « The New Life » est un coup de génie, car la chanson est l’archétype du titre addictif. Long de près de neuf minutes sur disque, il a été tiré en longueur en ‘live’, pour notre plus grand bonheur. Les trois petites notes au synthé sont très simples mais restent en tête longtemps. Pas seulement pour la soirée d’ailleurs, car je me suis surpris à encore fredonner l’air, deux jours plus tard.

Girls Names a offert au public belge une performance remarquable. Outre sa qualité scénique, le groupe s’est attardé de longues minutes dans la salle après le set afin de discuter avec ses fans. Une attitude très classe qui a définitivement convaincu les rares sceptiques !

(Organisation Botanique)

Girls Names

The New Life

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Une nouvelle vie, tout du moins une nouvelle ère s’ouvre ici sur « Portrait » et s’achève par « The New Life », pour ces trois Irlandais. Plongés très jeunes dans les brûlots Pop de leurs parents respectifs, ils se sont très tôt parés des sombres tenues vestimentaires de leurs aînés New Wave.

En résulte un second album différent du premier, moins évident, mais magistralement orchestré par une batterie martiale, parcouru par le chant grave et éthéré de Cathal Cully, secoué par une basse piquée à l’oncle Gallup, et parsemé de cordes de guitares noyées de Chorus.

Un pont de marbre entre les mélodies de Cristal Stilts et les fleurs fanées des Pastels, entre les tombes fleuries du mal-être juvénile des Smiths et un certain romantisme balayé par l’écume des jours.

Et le tout est saupoudré d’une touche de nonchalance irrésistible qui donne à cet opus des allures d’œuvre majeure dans une carrière à peine entamée. 

En ce qui me concerne, je leur vends volontiers mon âme.