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Golden Void

Golden Void

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Golden Void est un quatuor né à San Francisco, et à l’instar de nombreux groupes issus de la nouvelle génération, il puise largement ses influences dans le hard rock des 70’s. A l’époque, les formations insulaires jouaient sur les contrastes opérés entre l'orgue et la guitare, à l’instar de Deep Purple et Uriah Heep. Au sein de ces deux bands majeurs du hard rock progressif, on assistait alors régulièrement aux échanges magiques entre Lord et Blackmore, chez Deep Purple, et Hensley et Mick Box, dans Uriah Heep.

La face Heep est manifeste lors de l’ouverture d’"Art of invading". L'orgue Hammond de Camilla est incorporé au cœur du rythme. Les changements de tempo sont légion. Les effets sont variés. L’approche dramatique de la compo est bien palpable. "Virtue" émarge franchement au stoner rock. Les percussions de Justin Pinkerton sont à l'avant-plan. Denses, complexes, elles sont soudées à la basse d'Aaron Morgan. Le flux des interventions de guitare fuzz dispensé par Isaiah Mitchell semble naturel. Il n’hésite pas à écraser ses pédales. Et le résultat est plutôt réussi, d’autant que son chant (NDR : il est également le vocaliste d’Earthless) colle parfaitement à l’ensemble. Particulièrement atmosphérique, "Jetsun Dolma" est une plage aux accents mélodiques indéniables. Notamment à cause des accords de gratte. Planants, nuancés, créatifs. "Badlands" lorgne de nouveau vers Uriah Heep. L'orgue Hammond de Miss Camilla Saufley-Mitchell semble même hanté par le spectre de Ken Henskey, tandis que Justin cogne comme un dingue. "Shady Grove" est de la même veine. Une piste qui démontre toute la cohésion du combo. "The curve" creuse au sein du Purple Heep, soit les deux principaux filons de Golden Void. Puissante, cette piste ne manque pas de panache. Complexes, les arrangements adoptent un profil proche du space rock d'Hawkwind circa Lemmy. Il est vrai que "Golden Void" était le titre d’une plage issue de "Warrior on the edge of time", un elpee d’Hawkwind. Dans le style, cet opus éponyme est de toute bonne facture. Il s’achève par "Atlantis", une compo à la structure recherchée. Elle monte progressivement en intensité, avant que Mitchell ne lâche toutes ses cartouches dans un déluge de feu.