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Grady Champion

Back in Mississippi Live at the 930 Blues Café

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Originaire de Canton, dans le Mississippi, Grady est un jeune chanteur/harmoniciste de blues. Et pour cause, il n’affiche que 41 balais. Il est souvent comparé –et c'est certainement un compliment– au légendaire Sonny Boy Williamson. Avant de contracter le virus du blues, il militait comme rappeur sous le patronyme de McGold. Un changement radical qui a coïncidé avec son déménagement sous le soleil radieux de Miami.

Ses débuts discographiques remontent à 1998. Il avait alors publié "Goin' back home" sur son label, Grady Shady, puis l'année suivante, "Payin' for my sins" et en 2001, "2 days short of a week", ces deux derniers chez Shanachie. Après une longue période de silence, période au cours de laquelle il est retourné sur sa terre originelle, il nous propose enfin un nouvel opus. Un disque live immortalisé le 7 juillet 2007. Et il faut croire qu’un deuxième long playing enregistré en public devrait suivre, puisqu’il a remis le couvert ce 6 novembre dernier. Au Skipper's Smokehouse de Tampa, en Floride.

Mais revenons au set accordé à Jackson, dans le Mississippi. La troupe est sur la scène du 930 Blues Café. Grady est entouré de ses musiciens : le pianiste Calvin Wilson, le drummer Frank White, le bassiste Marquis (NDR : c’est son fils !) et pour invité de circonstance, son ami guitariste Eddie Cotton Jr, également un citoyen issu du Mississippi!

Dès les premières notes d’"I'm ready", une compo notoire, on se rend compte que Grady est un fameux entertainer. Il sait mettre l'ambiance sur les planches. Une compo plutôt funky, au cours de laquelle tous les instruments s'emboîtent parfaitement. Notre Champion est sur sa rampe de lancement. Il se révèle excellent chanteur, shouter même. Et lorsqu’il se libère à l’harmonica, il fait vraiment la différence. Sans transition, tout ce beau monde attaque un medley issu de la plume de Jimmy Reed, "Baby what you want me to do" et "Bright lights". Le r&b "You got some explaining to do" et le funkysant "1-800-Blue love" sont des compos de bonne facture, qui font monter la température de quelques degrés. Calvin Wilson est très en verve derrière l'orgue Hammond B3. Grady chante son "Policeman blues", une plage très soul blues. Sa voix passe bien pour ce type de compo, bien plus délicate à maîtriser ; il est même rejoint, un peu plus loin, par le rappeur Jacktown Swiff. Lors de sa version participative de "Spoonful", sa voix lorgne étrangement du côté du grand Howlin' Wolf. Signé Curtis Jones, "Lonesome bedroom blues" est le long slow blues de circonstance. C’est également le sommet de ce concert. Une plage à la fois brûlante et chargée d'émotion. Cotton Jr sort enfin de sa réserve et son intervention à la gratte est de très haut calibre. Le tempo demeure indolent mais Grady manifeste un sens certain du tragique pour chanter "Love and memories", d’un timbre oscillant entre Buddy Guy et Rod Stewart. Les musiciens remettent alors la pression et rappellent les danseurs sur la piste pour aligner le "Why I sing the blues" de BB King, "Wine and women" et un "Brother, brother" aux accents southern rock. La fin du show est empreinte d’une grande sérénité. Tout d’abord lors d’une bien jolie ballade intitulée "I'm yours", puis "Blues on Christmas", un morceau pas vraiment de circonstance pour cet été 2007.

Grady Champion

Payin´ for my sins

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Grady est un jeune chanteur/harmoniciste noir de 30 ans, originaire de Canton, dans le Mississippi. " Playin’ for my sins " constitue bien son deuxième album. Il est vrai que "Goin' back home" n’avait pas eu la chance de tomber dans un bon circuit de distribution.

Dès le départ, l'auditeur est marqué par l'énergie, le caractère sauvage et primaire du chant. Une voix qui peut rappeler quelque part celle de Johnny Copeland. L'harmonica est lui inspiré par Sony Boy Willamson. L'homme ne manque en tout cas pas de tonus! "You got some explaining to do" est une mélodie funky colorée par un trombone et la slappin' basse de Richard Cousins (ex-Robert Cray Band), qui accroche l'oreille. "Good as new" est un hymne lent, victorieux, taillé sur mesure pour sa voix éraillée. "My rooster is king" est joué sur un tempo boogie plein de vigueur. L'harmonica est lâché sur un ton proche du "Wang dang doodle" de Willie Dixon. Il réalise un excellent job lors de sa reprise dramatique de "Goin' down slow", sur un mode déclamatoire. Les phrases d'Alan Mirikitani son subtiles. Il reste bien d'attaque pour le blues rock "Let me be". La guitare est bien sentie! Grady s’autorise, bien entendu, une reprise de Sonny Boy : un "Don't start me talkin" au souffle puissant. Un elpee encourageant dont nous retiendrons la voix très personnelle de notre Champion!