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Graham Coxon

The spinning top

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Le guitariste de Blur s’était déjà illustré en assurant la plupart des parties de guitare du superbe dernier album de Pete Doherty, “Grace/Wasteland”, mais on était loin d’imaginer que son septième opus solo serait d’une telle trempe. Graham y joue de la guitare acoustique. Parfois électrique (NDR : sa Télécaster !). La plupart du temps en fingerpicking. Et plutôt bien. Dans un style rappelant Bert Jansch, Davy Graham voire John Martyn. Faut dire que Coxon s’intéresse de plus en plus au folk britannique. Un virus qu’il a chopé il y a quelques années. Ce qui explique sans doute pourquoi, il a invité le bassiste du légendaire groupe Pentangle, Danny Thompson, à se joindre aux sessions d’enregistrement. Folk, mais le plus souvent teinté de psychédélisme, dans l’esprit de Syd Barrett voire de Nick Drake. Encore que parfois c’est même aux Beatles que l’on pense (NDR : l’intro d’« In the morning », une compo de plus de huit minutes, est même carrément calquée sur « Blackbird », alors qu’électrifiée, la six cordes lorgne parfois carrément vers le « Magical Mystery Tour » quand ce n’est pas « Abbey Road »).

Pour concocter cet opus, Coxon a également bénéficié du concours de Fox (NDR : il se prénomme également Graham, pas Peter !) aux drums, du pianiste Louis Vause et puis surtout du guitariste Robyn Hithcock. D’ailleurs, lorsque la solution sonore s’électrifie, c’est à ce dernier qu’on pense, même si le timbre nasillard et vulnérable de Graham évoque davantage Dean Wareham (NDR : Galaxie 500). Concept album, « The spinning top » raconte l’histoire d’un homme depuis sa naissance jusqu’à la mort, le dernier titre, « November » étant suffisamment évocateur à ce sujet. Un zeste d’exotisme, de blues (NDR : puisé dans les racines du Delta sur « Sorrows army »), des chœurs vaporeux, et une instrumentation fort variée mais parcimonieusement dispensée, impliquant une double basse, un piano, du glockenspiel, un harmonium, de l’accordéon et des cuivres (NDR : notamment sur l’euphorique, presque bossa nova « Perfect love ») enrichissent l’univers sonore de cet opus de toute beauté. Un disque produit par l’inévitable Stephen Street.

 

Graham Coxon

Love Travels At Illegal Speeds

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« Reviens Graham ! Reviens ! » Se mettre dans la peau de Damon Albarn n’est point difficile. Il suffit d’essayer : ‘Allez, arrêtes tes conneries ! Reviens !’ Depuis qu’il a claqué la porte de Blur, Graham Coxon reste sur ses positions. Obstiné, il continue à déchirer sa Telecaster sur les ruines des Buzzcocks et des Jam. Après le réussi « Happiness In Magazines », le binoclard revient, brandissant son sixième album et une nouvelle illustration. Encore un et le guitariste égalera la discographie de ses anciens compagnons de route. Peut-être s’agit-il là de son seul objectif ? En effet, on peut retourner le problème sous toutes ses coutures, la donne demeure inchangée. Depuis 1998. Coxon persévère : il fait du Coxon. L’homme qui agitait les cordes de Blur n’a pas changé. Et on ne s’étonne guère des appels incessants lancés par Damon Albarn à l’adresse de son copain. En 2006, Graham Coxon est attendu comme le messie par ses potes de Blur. Une attente partagée par le public qui, au fil du temps, s’épuise des sympathiques récréations du bonhomme. Ainsi « Love Travels At Illegal Speeds » confirme ses antécédents discographiques : une voix limitée, portée par une aisance mélodique à pleurer. Graham Coxon est capable de signer des tubes en or massif. Mais sans la voix d’Albarn, la manœuvre semble bien compliquée. Au rang des brûlots, « You & I » rafle la mise. Les autres chansons punk-rock relèvent du conformisme ‘coxien’ (des reprises de Pavement par Weezer). Les plus belles réussites de ce disque sont à mettre à l’actif des ballades « See A Better Day » et « Don’t Believe Anything I Say ». D’accord Graham, on veut bien. Mais s’il te plaît, reviens !