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Denver ou DNVR ?

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Grails

Chalice Hymnal

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Il a donc fallu attendre 4 longues années avant que Grails ne réserve une suite à « Black Tar Prophecies Vols 4, 5 & 6 ». Pendant toute cette période, les trois Américains n’ont pas chômé ; et pour cause, ils ont participé à différents projets. Emil Amos au sein d’Om. Alex John Hall chez Harvestman, en compagnie de Steve Von Till, le leader de Neurosis. Quant à Zack Riles, il a notamment tourné en compagnie de M.Ward. Ce qui leur a permis de cogiter afin de concocter un futur opus. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce temps a bien été mis à profit. Car ce nouvel album fourmille d’excellentes idées.

Eclectique, « Chalice Hymnal » n’a pas vraiment de fil rouge. Il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Enfin, pas tout à fait, mais vu la diversité de styles abordée tout au long de ce long playing, le mélomane va devoir remettre plusieurs fois son métier (le disque) sur son ouvrage (le lecteur) afin de l’appréhender le mieux possible. Car elle est Riche. Très riche. Instrumentalement. Les nappes de piano et les accords de guitare se croisent, se superposent, se chevauchent et finissent par se conjuguer. Stylistiquement également. Ainsi l’elpee s’ouvre par le titre maître. Traversée par un saxophone, cette compo emprunte à la fois au lounge et au jazz. Plus enlevé, « Pelham » lorgne vers le post rock. Mais un post rock qui invite cordes et accords de piano classique. Un peu dans l’esprit de Maserati. « Tough Guy » est carrément contaminé par le trip hop. Et « Deeper Politics » baigne même au cœur d’un climat empreint de mélancolie. Bref, chaque morceau est un univers à part entière. Un retour réussi !

 

Grails

Black Tar Prophecies Volumes 4, 5, 6

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Recueil de titres épars concoctés entre deux albums, ce volume 4, 5, 6 fait logiquement suite au 1, 2 et 3, publié en deux mille six. Entre-temps, le groupe de Portland nous avait gratifié, en deux mille onze, d’un opus de haute volée, “Deep Politics” en l’occurrence.

Instrumentale, la musique de Grails puise ses racines dans les circonvolutions du psychédélisme Rock circa seventies et se pare d’un mysticisme sombre tissé d’ambiances crépusculaires.

Une collection d’expérimentations diverses, de collaborations multiples et de raretés, mais dont le résultat affiche néanmoins une uniformité impeccable.

Du mystérieux et inquiétant “I Want A New Drug” initial, se dégage un climax oppressant dont la longue traîne semble serpenter comme un fil conducteur vers l’abysse.

Flagellé de nombreux éclairs lumineux sous cette voûte céleste plombée, “Self Hypnosis” lui emboîte le pas, semblant serti d’une aura de lumière dorée, un halo fait de riffs transversaux et d’arpèges scintillants, contrebalançant quelques fulgurantes incursions de bruits grinçants.

Après ces huit minutes au souffle retenu, l’ambiance intrigante de “Invitation To Ruin” pose délicatement ses pas dans la poussière étrange d’un songe brumeux où Amon Tobin pourrait facilement s’abandonner.

Le son caractéristique de la pédale Fuzz et les solos bien sentis coupent court à ce songe, mais “Wake Up Drill II” n’est pas un simple pavé lancé dans la marre.

Sa structure toute en évolutions et circonvolutions sinueuses s’élève au delà des nuages noirs, là où divers astres solaires se sont donné rendez-vous.

Un clavier ouvre “Up All Night”. Quelques cordes viennent s’y greffer, afin d’éveiller la curiosité et insuffler douceur et légèreté en milieu de parcours.

Retour ensuite aux rythmiques ensorcelantes sur “Pale Purple Blues”, aux mélopées enivrantes de “Chariots”, avant l’interlude onirique “New Drug II”, extrapolation de l’introduction à cet LP.

Caractérisé par sa structure différente, “A Mansion Has Many Rooms” renvoie à la première période du groupe. Soit un morceau plongé dans une mélancolie teintée de Post Rock.

“Corridors Of Power III” se décuple alors par effet miroir et sa rythmique orientale sert de tremplin aux grains de sable qui échappent au temps.

Un temps qui semble avoir disparu à l’entame de ce disque et qui est à présent éparpillé aux confins du monde des rêves où Grails nous emmène de dune en dune.

Balayé d’arpèges folk, “Ice Station Zebra” ressemble au vent qui souffle, tranquille sous l’azur ; et enfin “Penalty Box” clôt le chapitre en empruntant un format industriel.

Assurément, le groupe de l’Oregon frappe fort et juste ; et si ce recueil de titres est le ponton qui nous permet de nous avancer vers un nouvel horizon, c’est impatiemment que j’attends de voir se dessiner la silhouette de son successeur.

En concert:
Le 15 mars au Beursschouwburg, Bruxelles
Et le lendemain au Trix, à Anvers.