Le cœur brisé de Peter Kernel

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Gris Gris

For The Season

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Album capiteux, « For the Season » est aussi et surtout une tranche de psychédélisme bien épaisse, lourde, vicieuse comme devait l’être une montée de LSD chez Timothy Leary. Dès les premières notes de « Ecks 'em Eyes », morceau d’ouverture, c’est le clash sonore. On se dit que l’ « European son » du Velvet n’est jamais très loin ; la pop des Boo Radley ou celle de Sonic Youth période « Goo » » non plus d’ailleurs… Oscillant constamment entre délires bruitistes quelquefois à la limite du supportable et accalmies baroques noyées sous le piano, l’orgue et des vocalises touffues, les douze morceaux pondus par Greg Ashley, ce Texan à l’origine du projet, sont à apprivoiser doucement sur son lit, accablé par une chaleur moite et étouffante. N’attendez pas d’eux qu’ils vous transportent jusqu’à la piscine d’à côté, un sourire aux lèvres, histoire d’aller admirer les filles (ou les garçons, c’est selon) qui s’ébattent dans l’eau. Par contre, si vous vous sentez d’humeur suintante, en singlet, et que l’envie vous prend de consommer des psychotropes divers et variés, « For the Season » est le compagnon idéal. Pour peu, à l’écoute de titres comme « Skin mass cat » ou le très pop « Medication #4 » on se croirait presque aux côtés d’Ashley et sa bande, agonisant dans la cabane où cet album dangereux fut enregistré. Attention donc, on vous aura prévenu… « For the season » n’est pas un ami très fréquentable; mais tout le monde sait que les relations scabreuses comptent parfois fois parmi les plus attirantes…

The Gris Gris

The Gris Gris

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The Gris Gris est un trio drivé par le jeune Greg Ashley. Chanteur, guitariste et compositeur, ce Texan vit à Oakland, en Californie. Ce qui explique sans doute pourquoi sa section rythmique est issue de la baie de San Francisco. Une chose est sûre, la musique des Gris Gris est influencée par le psychédélisme. Et en particulier par le 16th Floor Elevators de Rocky Erickson. A cause de ce climat spectral, presque vaudou, qui règne tout au long de cet opus. Et « Best regards » qui tressaille et siffle tel un exorcisme en est la plus belle démonstration. Un climat qu’il parvient à entretenir sur les compositions acoustiques ou semi acoustiques. Un peu à la manière d’un Syd Barrett. A l’instar de « Mary #38 » ou de « Medication #3, plages au cours desquelles on a l’impression qu’il vient d’exhumer la guitare de Woodie Guthrie. Du final « Winter weather » également. Un blues countryfié, soutenu de backing vocals falsetto, réminiscent du « Let it bleed » des Stones. Ou encore de la ballade « Me queda um bejou », nonobstant son début plus expérimental. Une face expérimentale qu’il développe sur l’instrumental « Plain Vanilla », un peu dans l’esprit de « More » du Floyd. Ou encore de « Raygun », synthèse de toutes ses références, qu’il sature de feedback. L’opus éponyme laisse bien évidemment une place au garage. « Necessary separation » aurait ainsi pu figurer sur des compiles « Nuggets » aux côtés des Standells. Tout comme « Everytime », un fragment rogné de claviers poussiéreux, caverneux et imprimé sur un tempo tribal. Encore que cette exploration ténébreuse s’achève dans un délire électrique que n’aurait pas renié un certain Erik Braunn, lorsqu’il sévissait chez Iron Butterfly.