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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Gypsophile

Assunta

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Fluctuant au gré des entrées et sorties de ses musiciens, Gypsophile évolue au sein d’un univers musical intimiste, étrange, ténébreux même. Les vocaux y sont sans doute pour quelque chose. Que le timbre soit féminin ou masculin (NDR : ce dernier rappelant très fort Jean-Louis Murat). Un chant qui plane, en général, au-dessus d’accords minimalistes de guitare sèche. Textes et sonorités se conjuguent pour évoquer la nature, les voyages, des morceaux de vie.

« Assunta » constitue déjà le sixième album de Gypsophile. A l´écoute des premiers morceaux, on est séduit par l´ambiance énigmatique. Mais progressivement cet intimisme devient comateux. En outre, les mélodies répétitives et l’insertion peu harmonieuse de certains bruitages finissent par rendre l’écoute entière de cet opus difficile. Heureusement, en fin de parcours, batterie et saxophone aux accents jazzyfiants parviennent à relever le niveau général de l´œuvre. Un disque au final trop expérimental pour mettre entre toutes les oreilles…

Gypsophile

Les profils des Dômes

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Drivé par Guillaume Belhomme, Gypsophile roule sa bosse depuis 1995. Un groupe parisien responsable de cinq albums à ce jour, tous parus sur des labels différents. Si à l’origine, les textes étaient composés dans la langue de Shakespeare, la langue maternelle est devenue, assez rapidement, le véhicule verbal de leurs chansons. Des lyrics symboliques qui servent parfaitement une pop minimaliste, visionnaire, essentiellement tramée dans l’instrumentation acoustique (guitare sèche, saxophone, piano, flûtes, percussions), susceptible à tout instant de déraper dans le jazz, la bossa nova ou l’ambiant. Dominique A et Mark Hollis (Talk Talk) exercent une influence certaine sur la musique de Gypsophile. La presse spécialisée mentionne également Morton Feldman et Jacques Coursil. Une chose est sûre, la musique de Gypsophile rame à contre-courant de la scène française contemporaine. Un peu comme Jean-Louis Murat. En aussi ténébreux. Après avoir écouté cet elpee, on se rend compte qu’il est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Parfois énigmatique (« L’Ethiopienne inuit »), psychédélique – à l’instar de la longue ballade envoûtante « Pour effacer quoi ? Et attendre », réminiscente de « The confessions of Dr. Dream and other short stories » du duo circonstanciel Kevin Ayers/Nico -, ou encore post moderne lorsqu’il se pose en épure de Tuxedo Moon (« Devant les fleurs singulières »). Mais ce sont les chansons pop mélodiques, délicates, mélancoliques, contemplatives qui dominent ce morceau de plastique. Dans un style qui me rappelle parfois un certain Pierre Surquin. Et ne me demandez pas qui est ce Petr Grisli qui a collaboré à la confection de cet opus ; c’est sans doute un pote à Gypsophile, puisque ce n’est pas la première fois qu’il participe aux sessions d’enregistrement. Un bémol : les interludes free jazz instrumentaux plantés au beau milieu de l’elpee qui font office de remplissage. N’empêche, il ne manque pas grand-chose pour que Gypsophile passe en division supérieure. Peut-être un producteur qui a le nez creux. A suivre de très près!