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Hawksley Workman

Meat / Milk

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Tout l’intérêt des travaux d’Hawksley Workman, depuis ses débuts, s’est écroulé il y a deux ans, après la publication de « Los Manlicious ». Une immonde soupe artificielle, dépouillée de toute inspiration. Le Canadien devenait ainsi l’exemple même de l’artiste indé vendant son âme au diable en signant au sein d’une major. Fort heureusement l’incartade n’a duré que le temps d’un seul album. Workman, abrité aujourd’hui sous les auspices d’Isadora Records,  revient aujourd’hui les bras chargés d’un double opus en forme de Mea Culpa. « Meat/Milk » traduit un retour aux sources tout en projetant un regard vers l’avenir.

Il y a d’abord « Meat », une œuvre pop-rock évoquant parfois son « The Delicious Wolves » de 2002 et lyriquement chargé par sa récente rupture. A contrario de son disque précédent, Workman contrôle ici parfaitement les effusions de testostérone. « (We Ain’t No) Vampire Bats », « And The Government Will Protect The Mighty » et « Depress My Hangover Sunday » forment le trio gagnant de cette première partie qui n’évite malheureusement pas quelques petites déconvenues (« Baby Mosquito », « (The Happiest Day I Know Is A) Tokyo Bicycle »).

Ensuite, il y a « Milk ». Une deuxième partie au sein de laquelle Hawksley Workman s’essaie à la pop électronique, un genre avec lequel il flirtait discrètement sur « Lover/Fighter » (2003) sans vraiment oser s’y attarder. « Animal Behaviour », la parfaite mise ne bouche, met les choses à plat. Workman n’est pas homme à se répéter. Et malgré quelques maladresses (« Google Jesus », « My Snow Angel »), le singer-songwriter ne s’en sort pas mal dans cet exercice de style. Et plus particulièrement lorsqu’il invite une certaine Tosha Dash à pousser la chansonnette sur le tubesque « SuicideKick ».

« Meat / Milk » est un revirement salutaire pour Hawksley Workman, qui en avait bien besoin. Ne serait-ce que pour sa crédibilité.

 

Hawksley Workman

Los Manlicious

Écrit par

Hawksley Workman prendrait-il exemple sur Ryan Adams ? Non content de jouer aux artistes prolifiques en publiant son nouvel ouvrage seulement cinq mois après la sortie du précédent (« Between The Beautifuls », réservé au marché canadien et contenant quelques titres de ce nouvel opus), le singer-songwriter prend un nouveau virage en dépoussiérant ses grosses guitares. « Los Manlicious », ce sixième recueil, est à Hawksley Workman ce que « Rock’n’Roll » est à Ryan Adams. C’est-à-dire un faux-pas majeur, à la limite du pitoyable.

Finie la fraîcheur pop des « For Him And The Girls », « The Delicious Wolves » et « Lover/Fighter » ou la douceur de « Treeful Of Starling ». Workman veut désormais s’envoyer des gallons de bière au fond du gosier, sentir la sueur et casser la gueule aux mauviettes qui oseraient se mettre sur son chemin. Le Canadien tape du poing et entreprend sa métamorphose sur « When You Gonna Flower ? », premier morceau dispensable d’un ouvrage qui s’enfoncera progressivement le nez dans le derrière. Enchaînant les riffs attendus, Hawksley Workman dévoile un aspect de sa personnalité qu’il aurait bien mieux fait de garder pour lui. Hormis « Piano Blink », seul morceau plus ou moins potable, l’ensemble est souvent casse-bonbons et semble peu réfléchi. Comparé au reste de la discographie du bonhomme, « Los Manlicious » est une énorme déception.