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Hawthorne Heights

Zero

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Difficile, en 2013, de s’enthousiasmer –ne fût-ce quelques minutes– à l’écoute d’un album d’émocore, un genre, ma foi, quelque peu défraîchi. Il en est déjà à sa troisième vague ; et la naissance de cette dernière (Taking Back Sunday, Thursday, The Used) remonte déjà à la fin des 90’s et au début des années 2000. Alors imaginez un peu qu’un groupe du style intitule son long playing, « Zero » ! Autrement dit, avant d’écouter le 5ème elpee de cette formation étasunienne, je n’étais pas particulièrement motivé.

Hawthorne Heights est issu de Dayton, dans l’Ohio. Méconnue en Europe, cette formation récolte un relatif succès aux States. La recette est classique : les guitares métalliques sont adoucies par des mélodies aux refrains screamo. Et le tout est gavé de charge émotionnelle. Entre ballades pop-punk (« Skeletons Remains », le sirupeux « Hollow Heart Unite »), morceaux plus enlevés à la limite du power-pop (« Anywhere but Here ») et titres racoleurs (l’horrible « Darkside » qui aurait pu figurer au répertoire de Fall Out Boy), Hawthorne Heights cherche essentiellement à toucher les teenagers yankees (à l’écoute de « Spark », c’est tout à fait flagrant !). Un objectif pas trop difficile à atteindre, puisque la voix de JT Woodruf rappelle celle du chanteur de Blink 182. Pas vraiment ma tasse de thé. « Zéro » pointé !