Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Heavens

Patent pending

Écrit par

En écoutant pour la première fois cet album, on pense immédiatement à Interpol et aux Editors. Encore qu’en y réfléchissant un peu, les nuances sont beaucoup plus subtiles qu’il n’y paraît. Tout d’abord, Heavens n’est pas un groupe, mais un projet monté par un duo. C'est-à-dire Matt Skiba, le chanteur/guitariste d’Alkaline Trio et Joe Steinbrick le bassiste de F-Minus. Un tandem qui s’est, pour la circonstance, largement nourri d’électronique (boîtes à rythmes, samplers, programmations et tutti quanti). Et il faut être extrêmement perspicace pour s’en rendre compte. N’empêche, le résultat est plutôt à la hauteur, Heavens nous replongeant carrément en pleine cold wave. On se croirait même revenu au début des eighties. Les mélodies sont belles, empreintes d’une grande sensibilité. Le climat ténébreux. Des références ? The Sound (« Counting », « Doves »), Sisters Of Mercy, mais sans la voix caverneuse d’Eldritch (le titre maître), Tubeway Army (l’hypnotique « True hate ») et même Sad Lovers & Giants (le douloureux et superbe « Leave »). Faut dire que le timbre vocal de Matt campe un hybride entre celui de Garce et de Phil Oakey (Human League). Le disque recèle l’une ou l’autre compo plus pop. Notamment « Watching you », très proche d’un Depeche Mode et puis « Dead end girl », morceau qui aurait pu figurer dans le répertoire de Coldplay (NDR : Non, ce n’est pas Jon Buckland qui joue de la guitare). Et puis on en arrive aux lyrics. Et là franchement, on entre dans le sinistre, pour ne pas dire le morbide. « Another night » constituant le sommet de l’horreur. A vous glacer le sang !