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Henry Lee Spencer

Better ´n´ better, bye ´n´ bye

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Henry Lee est né en Virginie, il y a 72 ans, d'un père mineur de fond. Il a également été mineur, et s'est établi depuis 1960 à Boston. Spencer n'est guère connu de ce côté de l'Atlantique. Il a joué pourtant avec J.B Hutto et Luther ‘Guitar Junior’ Johnson. Il souffle dans son harmonica dans un style qui lui est propre, assez rudimentaire. Il possède la voix grave d'un baryton et est ici accompagné du pianiste Eric ‘Two Scoops’ Moore. Henry Lee adore chanter ses chansons de sa voix d'outre-tombe, plus éraillée que celle de Howlin' Wolf.

Il chante le Seigneur sur "Precious lord", avec tendresse et beaucoup de passion. Il hausse le rythme mais pas le ton de sa voix pour le connu "Big fat Mama",bénéficiant du renfort de Moore à solides coups d'arpèges. On ressent un frisson lorsqu'il chante seul avec son harmonica, le très court "So long darling", un peu comme Sonny Boy Williamson pouvait le faire. C'est un Spencer meurtri de ne pas avoir de nouvelles de sa rouquine qui chante "The girl with the red hair". L’émotion est palpable. Chaleur brûlante pour "Henry Lee Boogie", lorsque Henry prend son pied à l’harmonica. Faut le faire! Emotion encore dans le jeu aux ivoires d'Eric Moore sur "Where 'd you get that golf from" chanté par un Spencer désabusé. C'est Moore qui vient alors chanter "Old whiskey… young women", compo au cours de laquelle, on a l’impression qu’Henry Lee est parfaitement imbibé pour dispenser ses réponses. Et très courtois, il ne termine pas cet album sans nous adresser son "Goodbye". Très roots!