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Herbie Hancock

The Imagine project

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Herbie Hancock vient donc de fêter ses 70 balais. Pour célébrer cet événement, ce compositeur d’exception et remarquable pianiste a donc décidé d’enregistrer un nouvel album, « The Imagine Project ». Il s’est donc entouré une pléiade de collaborateurs notoires issus de l’univers du jazz, mais également du rock, de la pop, du blues, du r&b et de la world, pour concrétiser ce projet. Il a, en outre, enregistré les compos, au sein des pays des musiciens invités, histoire de communiquer le feeling des différents lieux aux compos. Et confié la mise en forme au producteur Larry Klein (partenaire de Joni Mitchell, Madeleine Peyroux, Luciana Souza, Tracy Chapman, Melody Gardot et déjà impliqué sur l’album d’Hancock, « River »).

Véritable icône de la musique contemporaine, Hancock adore expérimenter. Fusionner et transcender les genres. Et c’est ce qu’il a voulu, à nouveau réaliser, sur cet elpee. Une constante, les ivoires d’Herbie. Il n’en fait jamais trop, mais ce sont ses accords parcimonieux et judicieux au piano qui font vibrer les compos. Mais passons un peu au crible les 10 plages de cet opus.

« Imagine » de John Lennon. Un classique. Y participent notamment Seal, Pink, Konono No l, Jeff Beck, Oumou Sangare, India.Arie, Lionel Loueke et Marcus Miller. Malheureusement, les vocalistes veulent en faire un peu trop. Un peu comme dans la Star’Ac. Et gâchent l’excellence de l’instrumentation.

A contrario, sur le « Don't give up » de Peter Gabriel, Pink et John Legend conjuguent leurs timbres à merveille. Sans en remettre trois couches. Un grand moment d’émotion.

Signé Baden Powell/Vinicius De Moraes, l’adaptation de « Tempo de amor » bénéficie la participation de la Brésilienne Céu, et exhale un petit parfum latino très rafraîchissant…

Derek Trucks et Susan Tedeschi se partagent les voix sur le « Space captain » de Matthew Moore. Pour les amateurs de gospel, exclusivement

The Chieftains, Toumani Diabate et Lionel Loueke épaulent Herbie lors de la cover du “The times, they are a’ changin’ » de Bob Dylan. La superbe voix de Lisa Hannigan me rappelle une certaine Mélanie.

Issu de la plume de Juan Esteban Aristizabal, « La tierra » baigne également dans un climat latino. Et c’est la superstar Juanes qui se charge des parties vocales.

Les musiciens de Tinariwen et Los Lobos participent à l’« Exodus » de Bob Marley, une version revue et corrigée par la formation malienne. Superbe !

Encore une belle réussite. Le “Tomorrow never knows” des Fab Four. Dave Matthews est au chant et à la guitare. Matt Chamberlain aux drums. Encore plus psychédélique que l’original.  

L’organe vocal de James Morisson domine le « A change is gonna come » de Sam Cooke. Si vous aimez les vocalises r&b. Pas ma tasse de thé.

Le « The song goes on » de Larry Klein nous projette en Inde. La sitariste Anoushka Shankar (NDR : la fille de Ravi est soutenue, pour la circonstance, d’une myriade de musiciens locaux), s’y révèle vraiment brillante. Chaka Khan ne l’est pas moins, mais sa voix se fond parfaitement dans l’ensemble, tout comme le saxophone de Wayne Shorter. Envoûtant !

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que pour célébrer l’anniversaire d’Herbie Hancock, Sony Music publiera, en septembre, un coffret intégral de 35 Cds regroupant l’ensemble de ses albums enregistrés pour Columbia entre 1972 et 1988.

 

Herbie Hancock

Possibilities

Écrit par
En roue libre depuis un certain temps déjà, l’ami Herbie Hancock confirme sa méforme artistique. Certes, le casting ‘hollywoodien’ qui est convié sur « Possibilities » ne laisse déjà pas présager des audaces musicales : Santana, Sting, Paul Simon, Christina Aguilera, Annie Lennox. Le disque commence pourtant plutôt bien par « Stitched Up », une ballade funky sans prétention. Mais l’auditeur déchante vite. Santana vient gâcher de ses solos poussifs le cubain « Safiatou », brillamment chanté par Angélique Kidjo. Christina Aguilera inaugure la série de ballades compassées qui polluent cet album. Paul Simon prend le relais sur le vaporeux « I Do It ForYour Love », égaré dans un nuage de Prozac. Annie Lennox ne s’en sort pas mieux sur le soporifique « Hush, Hush, Hush ». Sting, comme d’habitude, nous la joue jazzy-pop sur le léché « Sister Moon ». Joss Stone s’époumone sur une reprise de U2 (« When Love Comes To Town »). Bref, pas grand-chose à retenir de cette plaque qui tente grossièrement de conquérir un public plus large. Pour mieux prendre la mesure de l’immense talent d’Herbie Hancock, on vous conseillera plutôt ses séminales collaborations commises en compagnie de Miles Davis dans les années 60, ses albums de funk-jazz réalisés au cours des seventies lors de son aventure Headhunters ; ou si vous êtes courageux, ses albums de jazz abstrait concoctés au début des années 60.