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Hinder

Take it to the Limit

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Cette pochette et ce livret intérieur sont du plus mauvais goût. Ils évoquent les pires clichés du hip hop, voire de certains groupes de hair metal des années 80. Pétasses blondes aux gros lolos, hôtels de luxe, voitures impayables, look de poseurs machos, drapeaux américains et whisky à gogo. Mais faisons abstraction de ce déballage nauséabond pour se concentrer sur le contenu de cette deuxième rondelle de Hinder, formation issue de l’Oklahoma (NDR : On l’aurait deviné).

« Use Me », le titre d’introduction démarre plutôt fort, et nous replonge à l’époque ou Kiss, Motley Crüe et Bon Jovi squattaient les premières places des charts américains. Gros son, production bétonnée, refrain glamour…Tout y est ! « Loaded and Alone » enchaîne sur une tonalité big rock façon David Lee Roth. Mais dès le troisième titre, le ton change. Les grosses grattes bien grasses et la voix éraillée d’Austin Winkler deviennent cajoleuses, pour ne pas dire ennuyeuses et racoleuses ! C’est déplorable, mais on comptabilise pas moins de sept ballades sur les onze titres de ce brûlot qui avait pourtant bien commencé. Heureusement l’excellentissime « Take it To the Limit », titre maître de l’opus, parvient à redresser la barre. Une sixième plage salvatrice, rehaussée par la présence de Mick Mars, guitariste de Motley Crüe. Elle aurait même pu rivaliser avec le hit comparable « Bed of Nails » d’Alice Cooper, dans les eighties. Pêchu et mélodique, ce titre réussit à sauver à lui seul un album un tantinet trop mou du genou pour convaincre les infâmes headbangers que vous êtes… et que nous sommes… Trois bons morceaux sur une grosse production metal américaine c’est un peu maigre ! Ressortez de vos tiroirs un bon « Shout at the Devil » ou un solide « Stay Hungry » plutôt que de dépenser inutilement vos précieux deniers.