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House of Dolls

Welcome to the department of nuclear medicine

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Chez House of Dolls, le chanteur est également bassiste. Pas courant dans l’univers du pop/rock (McCartney, Sting sont certainement les exceptions les plus notoires). En fait, suivant le formule, la voix doit passer à travers. C’est ce que parvient à faire Stephen White au sein de la formation dublinoise. Un quartet dont le line up implique également deux guitaristes (dont un double aux claviers) et un drummer. Leur style ? Psychédélique. La presse spécialisée leur attribue pour références Chameleons, The Icarus Line, Echo & The Bunnymen, Spiritualized, Can, Neu !, The Verve, Jesus & Marychain, Black Rebel Motocycle Club et Spacemen 3. Les deux derniers cités, plus que probablement. Mais aussi et plutôt les Warlocks et sur quelques titres en fin de parcours, The Electric Prunes (sortez vos encyclopédies).

L’album s’ouvre cependant par une plage au refrain contagieux, digne de la quintessence des Dandy Warhols (« I thought you were my friend »). Hormis l’interlude instrumental ambient, « Nuclear meds », l’intensité électrique domine le sujet. Mais le combo a le bon goût de soigner le sens mélodique. Les guitares sont tour à tour, stridulentes, malsaines, staccato, effilées, chargées feedback, mais leur conjugaison est toujours savoureuse. La basse est motrice et n’hésite pas à cogner. Les drums oscillent entre le tribal et l’hypnotique. Les compos évoluent tantôt sur un mid tempo, tantôt épousent un rythme alerte, sans jamais pour autant écraser le champignon. Le climat peut virer du ténébreux (« Prostitutes ») à l’hymnique (« All I need »). Pas un seul titre faible sur cet opus. Mieux encore, deux pistes remarquables : le stellaire « Into the void » et le très accrocheur « American dream ». L’elpee s’achève par « Lovers & clowns », un morceau plus pop, abordé dans l’esprit d’Ash (NDR : encore que parfois les riffs de guitares semblent lorgner vers les Skids). Bref, pour avoir pris du bon temps à l’écoute de ce « Welcome to the department of nuclear medicine », je lui accorderai cinq baleines… Pas pour rien qu’il figure dans mon Top 20 de l’année 2012 !