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How To Destroy Angels

Welcome Oblivion

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Difficile de se dépatouiller de cette sensation de déjà étendu sur ce « Welcome Oblivion ».

Projet parallèle, perpendiculaire et transversal de Trent Reznor, How To Destroy Angels ne se résume pourtant pas qu’à la seule identité du gaillard. Mais son influence autant que sa patte ne pouvaient qu’imprimer, sur disque, sa vision distordue de la réalité.

Quand on sait que sa compagne de tous les jours est le pendant féminin de ce projet, on comprend alors pourquoi on nage dans les mêmes eaux troubles, même si moins oppressantes que NIN.

On sent néanmoins un désir de se détacher de l’univers habituel, et quelques coups de lames acérées viennent déchirer ça et là des pans de ciel gris pour laisser entrevoir quelques rayons de lumière bienvenus.

Sur « How Long », on approche même d’un format chanson plus traditionnel.

Une sorte de calme de surface qui masque les bouillonnements intérieurs et empêche toute teinte sombre d’éclater au contact de l’air.

Le résultat reste néanmoins mitigé. Pas à la hauteur de l’éponyme Ep de 2010, mais supérieur à « Au Omen », paru l’an dernier

Entre apaisement et angoisse, on se retrouve au final tournoyant au milieu d’une clairière bordée d’arbres séculaires menaçants, scrutant le ciel qui défile à vive allure.

Il ne s’agit donc pas ici d’un Nin Inch Nails édulcoré, mais bel et bien d’un projet ouvert aux expériences et éloigné de tout mercantilisme, même si à présent signé sur une Major.

Et dont il est difficile de dire à l’heure actuelle s’il laissera une quelconque trace.