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Mr Hudson & The Library

Brit hop printannier pour intimes?

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A ma gauche, Mr Hudson & the Library, formation brit hop de passage à la Rotonde du Botanique ce mercredi 18 avril. A ma droite, Good Shoes, combo pop rock qui a remis le couvert le lendemain, au Witloof Bar. Bien qu’ils exercent dans des genres quelque peu différents les uns des autres, ces Anglais ont un point commun douloureux : on ne peut pas dire qu’ils déplacent les foules.

Mercredi 18 avril. C’est dans une Rotonde quasi déserte que Mr Hudson & The Library a dû présenter sa première œuvre. Une petite trentaine de personnes à peine s’est déplacée pour découvrir le brit hop printanier de la formation. Un semi-échec étonnant à l’écoute des ‘feel-good-hits’ du quintet, qui ne sont pas sans rappeler Jamie T ou Just Jack. D’autant que « A Tale Of Two Cities », premier essai de Mr Hudson contient d’énormes tubes potentiels tels que les singles « Ask The DJ », « Too Late, Too Late » et « Bread + Roses ». Sur scène, les cinq Anglais ne se sont pas laissés démonter par cette salle quasi-vide et ont offert à la petite assistance un show d’une heure qui n’a pas manqué de coller un beau sourire sur les visages d’un public plus que satisfait.

Jeudi 19 avril. Le Witloof Bar accueille Good Shoes, formation qui aurait gagné à maintenir la date prévue initialement. En effet, se produire en première partie de The Rakes durant les Nuits Botanique leur aurait certainement permis de jouer devant un parterre mieux garni. A peine une petite quarantaine de personnes, dont une majorité anglophone, ont accueilli le combo, venu reproduire en live l’entièreté de leur premier album « Think Before You Speak ». Après un départ mollasson, le quatuor a fini par trouver ses marques et est parvenu à faire danser une minuscule partie du public, au bout de trois ou quatre titres. Musicalement, Good Shoes surfe sur la vague post-Libertines sans vraiment y arriver. On pense surtout à Little Man Tate, The Maccabees ou, dans une moindre mesure, The Mystery Jets. Leur nom ne risque pas de rester gravé dans les mémoires, mais les fans des groupes mentionnés ci-avant devraient tout de même y trouver leur compte.    

Hudson

Teenage thrill

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Bien que fondé il y a une bonne dizaine d’années, cette formation hutoise vient seulement de graver son premier elpee. Avant de publier cet opus, elle avait quand même sorti 4 Eps. Ce quatuor reconnaît pour influences majeures Sonic Youth, Nirvana, Smashing Pumpkins et les Pixies. Donc il aime les guitares. Le line up compte d’ailleurs deux préposés à la gratte. Dont le chanteur Pierre Arthur Lejeune, qui possède une voix claire, mais chargée de spleen. Empruntant même certaines inflexions à Tim Wheeler. En outre, le sens mélodique particulièrement soigné évoque même très souvent… Ash. Ne pas oublier que le trio irlandais disposait également de deux gratteurs, à une certaine époque.

Sans quoi, découpé en 12 titres pop/rock courts, accrocheurs, mais efficaces, « Teenage thrill » ne lésine pas sur l’électricité rafraîchissante. Et paradoxalement au cœur d’un climat empreint d’une grande mélancolie. Accords ou riffs discordants (le titre maître), tintinnabulants (« Once in a while », la valse « The advance »), saignants (« Sunset note », « Million »), métalliques (« Black Rhino »), offensifs (le plus élaboré « Everything wanted ») sont parfaitement balisés par la section rythmique. Le tracklisting épingle l’une ou l’autre compo mid tempo, à l’instar de « Catapult », et une ballade minimaliste, « Costumes », finale rehaussée par la présence de Florence Sauveur (Sweek) au violoncelle ; ces deux plages sont, en outre, caractérisées par le recours à du xylophone. Un chouette album !

 

Hudson Mohawke

Butter

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Enfant prodige des manettes, Ross Birchard alias Hudson Mohawke composait déjà à l’âge de 7 ans(!) et publiait ses premières mixtapes trois ans plus tard (!!). A 14 ans, il montait sur la première marche du podium du prestigieux DMC World DJ Championship. A 23 ans, l’Ecossais prend d’assaut la scène Dubstep armé d’un premier ouvrage solide. A la frontière de l’IDM, « Butter » ferait pâlir de jalousie Prince, avec ou sans son New Power Generation. La particularité du travail de l’Ecossais réside en un son résolument Funk et R’n’B circa fin 80s voire début 90s, comme il le souligne sur les introductifs « Shower Melody » et « Gluetooth ». L’œuvre est parcourue de pépites du genre, telles que des « Just Decided » ou « Joy Fantastic », évoquant une collaboration entre OutKast et Prince sous électrochocs.

Mais Hudson Mohawke, Hud Mo pour les intimes, a beau être un petit génie, il n’échappe pas à quelques dérapages. A égale mesure, il parvient à provoquer des frémissements de plaisir (« Rising 5 », « FUSE », « Gluetooth », « Allhot »…) ou à contrario, engendrer un profond ennui (« Velvet Peel », « Fruit Touch », « Tell Me What You Want From Me », « Star Crackout »…) En cause, une recherche qui tend parfois vers la surproduction. Un débordement d’idées qui gagnerait à être un peu plus contenu. Nul doute que s’il parvient à canaliser son énergie, Hudson Mohawke risque de nous réserver bien des surprises. En attendant, il faudra se contenter d’écouter « Butter », l’index prêt à solliciter la touche FastForward.