Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus…

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Ian Anderson

Thick as a brick / Live in Iceland (cd + dvd)

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Ian Anderson a mis un terme définitif à l’aventure de son Jethro Tull, en 2012. La suite de son aventure, il la signe sous son propre nom. Fondée en décembre 1967, la formation a publié 21 albums dans un style né du fruit d’un cocktail de rock (parfois hard), de blues (le tout premier album), de folk celtique et de classique. Suivant les époques, il penchera d’ailleurs davantage vers l’un ou l’autre genre. De toute sa discographie, il faut reconnaître que « Thick as a brick » constitue son chef d’œuvre. Enregistré en 1972, il s’agit du véritable premier opus de prog pour le band de Blackpool. Quarante années plus tard, il lui a donné une suite. Qui recèle quelques bons moments, mais n’atteint pas le niveau du premier volet.

Et dans la foulée, Ian Anderson et son backing group sont partis en tournée pour interpréter les deux tomes de ces concepts, gros comme deux briques… Ces disques ont été immortalisés à Reykjavík, en Islande. Première constatation, la voix de Ian est toujours aussi nasillarde et emphatique, mais elle a perdu de sa puissance. Heureusement, elle est remarquablement compensée par celle de Ryan O’Donnell, dont le jeu de scène théâtral fait absolument merveille. Et les autres musicos affichent une homogénéité à toute épreuve, malgré ce solo de batterie rituel, qui fait quand même un peu ringard. La flûte champêtre d’Anderson n’a de cesse d’ensorceler l’auditoire. Et puis, Ian a le soin d’apporter sa touche d’humour bien personnelle (NDR : les mauvaises langues diront grivois). Le second volet de « Thick as a brick » est inévitablement moins intéressant, mais tient quand même la route, vu le talent des instrumentistes. La qualité du son est indéniable, ce qui rend peut-être l’ensemble un peu trop propret, quand on a connu les prestations ‘live’ instinctives du Tull.

Le Dvd nous réserve une interview de Ian Anderson ainsi que quelques bonus tracks accordés dans le cadre du festival de Montreux, la même année.

 

Ian Anderson

Divinities / Twelve dances with god

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Compositeur/flûtiste/chanteur/guitariste/showman du légendaire Jethro Tull, Ian Anderson vient d'enregistrer, à la demande d'EMI, un disque de musique totalement instrumentale. De musique de chambre pour flûte et orchestre, si vous préférez. Une formule, à première vue très classique, mais qui par le soin apporté aux arrangements prend une tournure plus contemporaine. Des arrangements que se partagent Leon Philipps, Andrew Giddings, nouvelle pièce maîtresse du Tull, et bien sûr Ian Anderson, qui cumule pour la circonstance les fonctions de producteur. Un excellent exercice de style qui témoigne de l'intérêt porté par Anderson aux différentes formes de religions et de cultures, mais exercice totalement à contre-courant de notre époque. Découpée en douze mouvements, caractérisée par le recours à la clarinette, le hautbois, le violon, le violoncelle, la harpe, le cor, la trompette et bien sûr les différentes flûtes que se réserve l'artiste, cette œuvre se rapproche davantage des envolées atmosphériques ‘mikeoldfieldiennes’ que du format classico/rock épousé par le célèbre single "Bourée" en 1969. A conseiller vivement aux mélomanes dont l'horloge n'est plus que "Living in the past"...