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Imani Coppola

The Black & White Album

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Il y a 10 ans exactement, une jeune fille attendrissante affublée d’amusantes couettes apparaissait toute pimpante sur les écrans des chaînes musicales, fredonnant sa « Legend Of A Cow Girl » à qui voulait bien l’entendre. Son premier disque, « Chupacabra » et sa gentille pop n’auront laissé aucune trace dans les annales. Son passage anecdotique à la Rotonde du Botanique n’aura par ailleurs attiré qu’une vingtaine de quidams. Logiquement remerciée par son label quelques mois plus tard, elle ne perd pas espoir et autoproduit en 2004 son second recueil, « Afrodite ». Mais le résultat s’avère encore plus catastrophique. Les critiques snobent l’artiste et, par conséquent, les ventes ne décollent  jamais.

Le temps de l’innocence est aujourd’hui révolu. Après avoir essuyé ses larmes auprès du Peeping Tom de Mike Patton, Imani Coppola reprend les armes et se prépare à livrer la bataille de sa vie. Ca passe ou ça casse. Réfugiée sur le label de Patton, Ipecac Records, la New-yorkaise semble avoir repris du poil de la bête, la plume plus tranchante que jamais. Elle signe un troisième essai haut de gamme entre pop rageuse (« Dirty Pictures », « Springtime »), hip hop débridé (« 30th Birthday », « Keys 2 Your Ass » en compagnie de Rhazel) et punk furieux (« Woke Up White », « I’m A Pocket »). Malgré quelques faux pas majeurs (« I Love Your Hair », « J.L.I.A.T.O.Y.O»), Imani Coppola tient en ce « Black & White Album » son meilleur ouvrage à ce jour. Reste à voir s’il lui permettra de pénétrer dans la cour des grands…