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Imarhan

Aboogi

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D’origine touareg, Imarhan est un une formation algérienne qui, à l’instar de Tinarriwen, puise son inspiration dans la musique traditionnelle berbère, le rock et le blues, un style baptisé par les médias de blues du désert.

« Aboogi » constitue son troisième elpee. Son titre fait référence aux premières structures semi-permanentes construites par leurs ancêtres, lors de l’implantation de colonies et de villages, mais c’est également celui que les musicos ont choisi pour leur studio qu’ils ont construit à Tamanrasset, au sud de l’Algérie.

Lors des sessions, le groupe a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord la chanteuse soudanaise Sulafa Elyas sur « Taghadart », qui se charge des couplets. Puis Geoff Rhys (Super Fury Animals) qui chante en gallois sur « Adar newlan », une plage au cours de laquelle s’invite une guitare flamenco, et enfin, Abdamah Ag Alhousseyni de Tinariwen et le poète Mohamed Ag Itale, mieux connu sous le pseudo Japonais, sur « Tindjatan ». Sans oublier la communauté locale pour assurer les chœurs et les percus. Et notamment tout au long de « Assossam », une compo qui dépeint les frustrations du peuple touareg face à l’omnipotence du pouvoir central.

Si « Temet » s’autorise quelques accords de gratte psychédéliques, on retrouve ici chez Imarhan ce groove irrésistiblement communicatif et lancinant, même si le disque recèle l’une ou l’autre plage plus mélancolique voire contemplative…

Imarhan

Périple connecté au sein du Sahara algérien…

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C’est en 2016 qu’Imarhan –qui signifie ‘ceux qui nous veulent du bien’– se révélait au grand public, en publiant son premier elpee. Un éponyme. Poussée dans le dos par le succès de groupes tels que Tinariwen ou Tamikrest, cette formation originaire de Tamanzasset (NDR : c’est dans le sud de l’Algérie) a rencontré un succès immédiat ; ce qui a permis une tournée européenne, ponctuée par quelques dates dans de grands festivals. Le subtil mélange entre le blues/rock et la musique touareg traditionnelle, concocté par les cinq membres d’Imarhan, alimente encore ce nouvel opus. Mais le combo est parvenu à passer un pallier supplémentaire, glissant de la tradition méditative du blues du désert, vers une solution sonore plus électrique, en invitant funk, fuzz, disco et rock. "Temet" (Trad : ‘connexions’) est un appel à l'unité, rappelant au monde que nous sommes tous connectés et que si ce moment est important dans le temps, ce n'est que par l'acceptation et l'adoption de cette union que nous pourrons résoudre les problèmes rencontrés aujourd’hui par toutes les cultures…

Vers 20h15, le public est encore clairsemé. On y croise, quand même, le Bruxellois d’adoption, Anana Harouna, leader du groupe Kel Assouf (représentant bruxellois du blues touareg). D’ailleurs, la salle ne va se remplir qu’au fil du show, avant qu’elle ne finisse, quand même, par être comble…

Il est 20h30 lorsque les cinq membres d’Imarhan grimpent sur l’estrade. Iyad Ag Ibrahim, le chanteur/guitariste, prend place au centre. Le percussionniste (djembe et calebasse) et le bassiste se plantent à droite. Et à gauche, le second gratteur ainsi que le drummer. Les premiers morceaux se focalisent sur le dernier long playing. Rythmée par la calebasse et la batterie ainsi que par les lignes de guitare dispensées par Iyad, la musique du band algérien parvient à dérouiller les jambes des spectateurs, dont certains commencent même à danser. Soutenu par des chœurs, le chant –en tamasheq– est envoûtant et particulièrement efficace. Le combo glisse quelques titres du premier LP, entre ceux du second. Dont le superbe "Id Islegh", au cours duquel le chanteur a troqué sa gratte électrique contre une sèche. Et puis le single, "Imarhan", soit le titre maître de ce long playing, une compo marquée par l’irruption d’un quidam, vêtu d’un costume touareg traditionnel, sur les planches, à la grande surprise des musicos. Sous les applaudissements et les sourires des musiciens, il redescend de l’estrade, à l’issue de ce morceau. Après une heure de concert, les musiciens vident les lieux.

Ils reviennent quelques instants plus tard pour un rapide rappel. Le public est entièrement satisfait et quitte l’Ancienne Belgique, avec l’impression d’avoir accompli un voyage au soleil, quelque part dans le Sahara algérien. Peut-être près d’un oasis. Mais en sortant de l’institution, le froid nous ramène rapidement les pieds sur terre.

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Imarhan

Imarhan

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A l'instar de Tinariwen ou Tamikrest, Imarhan appartient à cette catégorie de groupes pour lesquels on observe un regain d'intérêt. En effet, depuis maintenant quelques années, celui manifesté pour la musique touareg est monté en flèche. En apportant sa collaboration à des artistes maliens, Damon Albarn y a certainement contribué. Ainsi, alors qu’elles seraient passées inaperçues dans le cadre d’un Couleur Café ou de l’Esperanzah, il y a quelques années, ces formations sont aujourd’hui programmées au cours des grands festivals de rock estivaux lorsqu’elles ne se produisent dans les plus grandes salles belges. Et puis, certaines sont signées sur des labels majors. Un engouement parfaitement logique et mérité.

Les membres d’Imarhan (NDR : mot en tamashek qui se traduit par ‘Ceux qui me veulent du bien’) sont originaires de Tamanrasset, dans le Sud de l’Algérie, la ville même où les Maliens de Tinariwen se sont exilés. C’est d’ailleurs ces derniers qui ont pris le band sous leur aile, en produisant cet elpee éponyme. Le premier. Un disque publié sur le label berlinois City Slang (Caribou, CocoRosie, Arcade Fire, …)

Le mélange entre blues et musique touareg –ou si vous préférez entre les sonorités de guitares électriques aux accents blues ou psychédéliques et les percussions sur des mélodies arabisantes– proposé par le quintet, est vraiment épatant. Le rythme est terriblement contagieux. Rien qu’en écoutant le titre maître, impossible de ne pas remuer les orteils voire les pieds. Mais pas seulement, car ces Algériens nous réservent des titres aux nuances subtiles, mélancoliques même. « Ibas Ichikkou » ou encore « Addounia Azdjazzaqat » en sont certainement les plus beaux exemples..

Cet album d’Imarhan fait un bien fou. Le band se produira lors du festival Feeërien, qui se déroulera dans le parc royal, le mercredi 24 août. En plus c’est gratuit ! Vous ne serez pas déçus. Promis…