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Jackie Scott

How much woman can you stand

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Originaire de Virginie, cette chanteuse de couleur noire a chanté le gospel, durant plus de 20 ans, au sein de l’église baptiste. Ce qui lui a permis de se forger une expérience certaine. Elle s’intéresse au blues après avoir assisté aux concerts de Buddy Guy et BB King ; puis commence à se passionner pour les grandes dames du blues et du jazz, comme Bessie Smith, Sarah Vaughn ou Alberta Hunter. Elle se rend régulièrement à Chicago où elle finit par focaliser toutes les oreilles. On la compare alors même à Koko Taylor, Ruth Brown voire à Big Mama Thorton.

Pour enregistrer son premier opus, elle a reçu le concours d’une solide formation : les Homewreckers. C’est-à-dire Mark ‘Rip’ Hopkins à la guitare, Tommie ‘T-Bone’ Fisher aux claviers, David Holland à la basse et Brandon Frazier aux drums. Un disque pour lequel elle a bénéficié de la mise en forme de Lil' Ray Neal, l'un des fils du légendaire bluesman de Baton Rouge, Raful Neal.

Jackie nous entraîne dans son univers du blues, de manière assez classique, mais en manifestant beaucoup de conviction. Elle chante ce "Put your name on it" d'une voix fatalement noire, taillée pour blues, mais un blues très ‘Chicago’. Les musiciens sont très efficaces, mais jouent de manière plutôt orthodoxe, les guitaristes restant sur leur réserve. "Get up with you" est empreint d’une grande sensibilité. La ligne mélodique est assez proche du "Born under a bad sign" d'Albert King. Invité, Bob Albertgotti s’autorise une première sortie à l’harmo. Il est aussitôt relayé par la six cordes, mais dans un immense respect. Cette homogénéité et cette authenticité sont une constante tout au long de l’elpee. A l’instar d’"It ain't that easy" ou d’"I can tell", un blues lent légèrement funkysant, dont les accords de gratte sont dispensés parcimonieusement. Mais aussi de "Teddy's juke joint". Imprimé sur un tempo plus vif, ce blues imparable met en exergue le talent de Rip Hopkins, un sixcordiste qui a bien assimilé la technique de ses maîtres ; et notamment Luther ‘Guitar Junior’ Johson ou encore Jimmy Johnson, des artistes issus du Chicago southside ou westside, qui privilégiaient le blues et la soul. "How much woman can you stand" constitue la petite perle de l’opus. Un long slow blues au cours duquel Jackie donne tout ce qu'elle a dans le ventre. Puissante, généreuse, sa voix est empreinte d’un énorme feeling. Elle est suivie par l'harmo, du piano de Fischer et les cordes de Rip. Un moment d’une grande intensité. Jackie a désormais soufflé sur les braises incandescentes. Elle enchaîne "Keep your legs crossed", une compo rythmée au cours de laquelle, elle démontre toute son autorité. "Don't let the smooth taste fool you" est sculpté dans le funk soul. "Mr Devil" est un autre grand moment de l’œuvre. Un blues lent dépouillé, poignant, aux accents du Delta. Elle chante remarquablement face aux accords de guitare primaires et métalliques ainsi que l'harmonica. De brève durée, "Put on a new step (Devil's reprise)" nous replonge dans le Delta. Evoluant sur tempo allègre et bien électrique, il s’embrase au contact du bottleneck. Un bien bel album ! Et pout que votre info soit complète, sachez que Miss Scott bénéficie d’un énorme soutien de la part de la Baltimore Blues Society dont elle a remporté la Blues Competition, l’an dernier ; ce qui lui a valu de participer à la finale nationale, à Memphis, en 2010.