La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

Jeremy Baum

Flaming Yak / Vizztone

Écrit par

Agé de 43 ans, Jeremy Baum est né près de Woodstock. Très jeune, il apprend le piano. Il aime alors écouter les Beatles et Sly & The Family Stone. Il passe ensuite à l'orgue. Il apprécie ainsi plus particulièrement Jimmy Smith, Jimmy McGriff et Ray Charles. Il étudie le jazz à New York et milite au sein du band de Murali Coryell (le fils de Larry). Il monte ensuite son propre trio et publie son premier elpee en 2002, "Lost River jams", un œuvre dont le style oscille entre le blues et le funky soul jazz. Son talent lui permet de tourner et d’enregistrer au profit de multiples artistes prestigieux comme Shemekia Copeland, The Blues Brothers Revue, les North Mississippi All Stars, John Hammond, Melvin Sparks et bien d'autres. Mais il néglige alors sa propre carrière. Heureusement, en 2014, il s'enferme dans le studio Fat Rabbit du jeune guitariste Dave Gross. Il y invite une pléiade de musicos notoires. De ses sessions va naître, "The eel" (l'anguille). Ce 4 mai 2014, il a été intronisé ‘Master Blues Artist’ au ‘New York Blues Hall of Fame’. Jeremy est un instrumentiste. Peu de vocaux, donc sur ce long playing.

A première écoute, on imagine "The new pollution" s'ouvrir par des sonorités d’accordéon musette. Pas du tout, l’expression sonore est propulsée par des rythmes soul/jazz. Un exercice de style sur une composition de Beck. L'orgue Hammond libère énormément de groove. Eric Kalb (Jon Scofield Band) balise le tout derrière ses fûts, alors que Jay Collins (Kings County Band / Greg Allman Band) double au saxophone ténor et à la flûte. L’orgue Hammond arrose "Funky monkey", une jam funky qui permet à Myles Mancuso, un jeune guitariste âgé de 18 ans, d’étaler toute sa classe. "Three more bottles" nous entraîne dans l’univers de la New Orleans. Jeremy est passé au piano. Chris O'Leary, également hébergé chez Vizztone, chante et joue de l'harmonica ; il a aussi ramené son guitariste, Chris Vitarello, un autre jeune sixcordiste prometteur. Superbe exercice de style, "Charlie Baum" rappelle le proverbial Ramsey Lewis Trio. La plage macère dans le même climat piano jazz. Dansante, intimiste, elle est dynamisée par la basse acoustique particulièrement tonique de Matt Raymond, un membre du Chris O'Leary Band. "Dance with me" est un classique du combo Orleans. Généreuse, la mélodie est ici alimentée par l'orgue et piano et épicée par les cordes acoustiques et les interventions remarquable de Dennis Gruenling à l’harmo. Pur funk, "Borracho" est une compo issue de la plume d’un groupe obscur qui a sévi au cours des 70’s, Dyna-Might. Sur cette version, l’orgue de Jeremy est soutenu par les percussions d'Eddie Torres (The Mambo King) et une section de cuivres. Myles Mancuso étale une nouvelle fois son talent à la guitare, sur "Pacific Drive", un titre dont l’atmosphère évoque les Crusaders et, paradoxalement, Focus ! Jam funk, "Ain't it funky now" nous transporte dans une ambiance digne du grand James Brown. Vitarello et Scott Sharrard (Gregg Allman Band) sont préposés aux grattes. Et leur rivalité se mue en brillants exercices techniques. La cover du célébrissime hit de Prince, "Purple rain" est épatante. Les échanges opérés entre Vitarello et Baum qui double orgue Hammond et piano, atteignent même un niveau exceptionnel. Et c’est le titre maître qui referme le long playing. Une dernière jam funky passionnante. Les sonorités dispensées par les claviers me font manifestement penser à un autre génie anglais sur l’instrument, Keith Emerson. Mancuso les enrichit d’interventions très électriques, traduisant ainsi l’ambition de Baum de réaliser une synthèse entre Led Zeppelin, les Meters et Tower of Power.