Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Jeremy Warmsley

How We Became

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Le jeune Jeremy Warmsley s’était déjà illustré en 2006, lors de la sortie de l’album « The Art of Fiction ». « How We Became » constitue donc son deuxième opus. Un disque pour lequel il a reçu la collaboration de Markus Dravs à la (co)production, un personnage devenu notoire depuis qu’il a bossé pour les passablement pompiers Arcade Fire.

Pompier, « How We Became » l’est aussi ; mais on y décèle un sens de la grandiloquence typiquement anglais et bien  plus drôle que celui proposé par les Canadiens. Entre ballades tramées au piano, électronique et une pop rock indépendante mélodique et décomplexée, le jeune Jeremy n’a pas peur du ridicule et arrive à concocter quelques petits tubes (« Dancing With The Enemy », « 15 Broken Swords »). On pense au romantisme et à la voix de Beirut, aux atmosphères de Divine Comedy mais aussi à Eugene McGuinness, un autre jeune Anglais qui a sorti, il y a peu, un disque dont l’esprit est très proche de « How We Became », mais dans une veine plus rock. Tout n’est certainement pas réussi sur ce disque, mais il laisse entrevoir un talent et une personnalité originaux. A épingler : une chouette reprise du « Tempation » de New Order, en guise de bonus. A découvrir !

Jeremy Warmsley

The art of fiction

Écrit par

Pour concocter son premier opus, Jeremy Warmsley a compilé des chansons issues de ses cinq premiers opus. Une œuvre qu’il a divisée en deux parties, un peu comme sur un vinyle. La première réunit des compos essentiellement acoustiques alors que la seconde s’aventure davantage dans l’électronique. Ou si vous préférez, il y a un peu d’électronique dans la première partie et un peu d’acoustique dans la seconde. Il émarge donc au folktronica. Et lorsqu’on écoute ses chansons, des tas d’artistes ou de groupes nous traversent l’esprit : les Beatles, Bright Eyes, James, The Divine Comedy, Magnetic Fields, Ben Folds Five, Sufjan Stevens, Antony & the Johnsons, They Might Be Giants, Mull Historical Society, Aphex Twin, Ryan Adams, Nick Drake et surtout Rufus Wainwright. Agé de 22 ans ce Franco-britannique tire ainsi parti de tout ce qui lui tombe dans l’oreille pour composer une pop contagieuse, mélodique, tantôt orchestrale, tantôt minimaliste, tantôt ambient. Une musique assez surprenante mais toujours chatoyante qu’il pimente de son timbre vocal falsetto, à la croisée des chemins de Tim Booth et évidemment de Rufus. Fermement établi dans l’âge digital, ce troubadour des temps modernes constitue une des toutes bonnes surprises de ce premier semestre. Il lui restera donc à convaincre en enregistrant un véritable album constitué de nouvelles chansons. Mais vu le talent affiché sur « The art of fiction », le succès est au bout du chemin… Et ce n’est pas une fiction !