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Jimmy Bowskill

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Jimmy est originaire de Toronto, la grande cité canadienne. A 21 ans à peine, il affiche déjà une belle expérience musicale, puisqu’il a notamment assuré le supporting act des concerts de Deep Purple, ZZ Top et Dickey Betts. En outre, il s’est déjà produit sur pratiquement tous les continents. C’est le regretté gratteur Jeff Healey qui le découvre, lui permettant de publier son premier opus, “Old soul”, alors qu’il n’a que onze ans. Depuis, “Soap bars & dog ears”, “Jimmy Bowskill” et “Live” se sont ajoutés à sa discographie…

Le décor est planté dès les notes d’ouverture. “Take a ride” baigne au sein d’un climat assez tragique. La rythmique est puissante. Elle rappellera certainement aux mélomanes d’un certain âge, le groupe anglais Free, un combo au sein duquel militait un chanteur extraordinaire, qui répondait au nom de Paul Rodgers. Pour les plus jeunes, cette compo évoquera davantage Jon Amor (ex-Hoax). Les cordes de Bowkill sont au cœur de l’expression sonore. Elles absorbent les espaces libres, mais en évitant les excès. Le gamin a sans aucun doute pris le temps de mûrir. “Linger on the sweet time” élève quelque peu le rythme. Jimmy est armé de son bottleneck et le laisse glisser divinement sur les cordes. Il réactive à nouveau la rythmique Free. Impeccable ! Cette intensité et cette pression libérée avec cette réserve naturelle que possédait le regretté Paul Kossoff, sont reproduites de manière saisissante. Et lorsque “Little bird” en remet une couche, que doit-on en penser ? Sommes-nous en présence d’une  copie de talent ou d’un banal plagiat ? Je vous laisse le choix ; mais il faut reconnaître que ce garçon sait jouer et surtout chanter! Imprimé sur un tempo indolent, “Spirit of the town” lorgne vers le southern rock de Lynyrd Skynyrd. L’interprétation est très propre. Puissante et dramatique, l’instrumentation est enrichie par des cuivres ainsi que les interventions à l’orgue d’Aaron Hoffmann. Signé Mark Farmer, “Sin’s a good man’s brother” rend hommage au célèbre trio de hard rock américain, Grand Funk Railroad. Dans la même optique, “Sinking down” campe un blues rock aux accents hard, sans jamais virer au métallique. L’inspiration des seventies est tout à fait évidente. Jimmy pilote sa machine à remonter le temps. Il a bien compris les formules adoptées par les trios de cette époque. Il nous livre un cocktail magique au sein duquel on retrouve les élixirs de Free, Led Zeppelin et Bad Company. Et le résultat est amusant à défaut d’être novateur. “Season change” : les saisons changent mais pas la musique, puisqu’il nous réserve une nouvelle dose de Free. Le rockin’ blues pratiqué par JBB n’est cependant jamais écrasant ou ennuyeux. Balisée par une section rythmique en béton, “Broken down engine” est caractérisé par la présence d’une slide aventureuse. Le piano roadhouse de Hoffmann pigmente “Least of my worries”, une plage légère, ensoleillée, qui clôt le long playing…  

 

Jimmy Bowskill

Live

Écrit par

Jimmy Bowskill est un autre prodige de la guitare, qui s’est révélé dès son plus jeune âge. Marqué très tôt par le blues, ce Canadien enregistre son premier opus, "Old soul", alors qu’il n’a pas encore 12 ans. Et embraie par "Soap bars & dog ears", deux ans plus tard ; soit en 2004. Puis en 2007, il publie un elpee éponyme.

Il était donc judicieux qu’il enregistre enfin un premier album ‘live’. Pour lequel il a bien sûr reçu le concours de sa section rythmique, soit le drummer Dan Neil et le bassiste Wayne Deadder. Notre gamin fêtera ses 20 printemps ce 16 septembre. Il partage la même date d'anniversaire que BB King, né en 1925, il faut le rappeler. Soit 65 ans plus tôt, quand même… Ce Cd est emballé dans une pochette très colorée, rappelant une époque lointaine où la fantaisie était élevée au rang d’art. Manifestement notre Jimmy y puise, avec une certaine gourmandise, son inspiration ; une période au cours de laquelle les guitaristes incarnaient des héros, et s’autorisaient, sans réserve, de longs exercices de style en solitaire. Il aimait les gratteurs anglais de cette grande époque et tout spécialement Peter Green et Paul Kossoff, un ange doué trop tôt disparu. Mr Bowskill signe une partie de son répertoire, car il aime les reprises qui ne sont pas des surprises.

"Far from reality" ouvre la plaque. Ses notes émanant de sa Gibson Les Paul sont largement amplifiées, puissantes, bien grasses. Sa voix s'est affermie pour ne pas dire affirmée ? Son hard rockin' blues tient la route. Il embraie naturellement par la cover du royal "Rattlesnake shake" de Peter Green, époque Fleetwood Mac de la fin des sixties. Le gamin est à l'aise et se fait plaisir. Cependant, les tonalités des cordes sont bien plus proches de celles de feuPaul Kossoff, le gratteur de Free. Pas étonnant dès lors qu’il adapte leur "Walk in my shadows", une compo qui figurait sur leur tout premier long playing. Les musiciens de ce british blues band étaient alors fort jeunes également. Paradoxalement, le chant évoque aussi furieusement celui de Paul Rogers. Il emprunte les mêmes intonations dramatiques et tout en conjuguant intensité et précision ; ce qui n’est pas un exercice de style facile, avouons-le! Parfois, je me demande s’il n’est pas carrément hanté par la formation londonienne. Douceur et indolence baignent son "Loser", une compo au cours de laquelle son timbre s'intègre parfaitement à l'ensemble. Il est passé à la slide pour attaquer "Be mine". Ses interventions sont puissantes, dévastatrices et –reconnaissons-le– écrasantes. Mais c’est le feeling qu’il veut faire passer. Il s’en délecte même jusqu'à l'écœurement, pensant sans doute au Jimi Hendrix interprétant l'hymne américain, à l'aube, au festival de Woodstock. A cet instant du set, le leader n’hésite plus à rajouter l’une ou l’autre couche, heureusement, bien secondé par sa section rythmique. Insatiables, les six cordes ont pris entière possession de la scène, et largement teinté de rock, son blues épais monte en décibels. C'est le moment choisi pour remettre une solide louche de Free. En l’occurrence sur "Ride a pony". Et la magie opère à nouveau, d’ailleurs, Jimmy Rogers-Kossoff a le sourire aux lèvres. En fin de parcours, le gamin se réserve son slow blues royal, lors de la reprise du "Three o'clock in the morning" de BB King. Il y témoigne à nouveau ce sens de la tragédie, en exprimant la souffrance sur les planches. Dans le style, cet elpee ne manque pas d’allure. C’est vrai qu’un gars de 20 balais doit encore prendre le temps de se faire plaisir…