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Jimmy Eat World

Don’t Look Back In Anger

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Jimmy Eat World aime la Belgique et celle-ci le lui rend bien. Le quatuor effectuait ce 4 novembre son second passage sur la grande scène de l’Ancienne Belgique, en moins de deux ans. Pour la circonstance, il présentait « Invented », son sixième recueil fraîchement publié lors d’un show étayé d’une setlist autrement plus intéressante que lors de sa dernière escale fadasse à Bruxelles.

Minus The Bear, quintet originaire de Seattle, ouvre le bal. Sa musique est un condensé d’indie rock évoluant quelque part entre The Fall Of Troy, Portugal. The Man ou encore les prometteurs Maps & Atlases. Leur dernier album en date, « Omni »,  partage à part presque égale avec ses prédécesseurs une setlist assez captivante. Après quelques compliments de bon aloi sur notre capitale et la promesse de produire à nouveau en Belgique, dans les mois à venir, la formation achève son court récital par son ‘tube’ « Pachuca Sunrise », assez bien accueilli par les spectateurs.

Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Jim Adkins et sa bande de prendre place sur les planches. Le concert de Jimmy Eat World s’ouvre par l’énorme « Bleed American », aussi connu sous le titre post-11 septembre « Salt Sweat Sugar ». C’est sûr, on va moins s’emmerder que la dernière fois. L’auditoire, bien que moins nombreux, semble un peu plus éclectique qu’en 2008. Il faut dire qu’« Invented » est d’une autre trempe que le dispensable « Chase This Light ». Ce dernier est d’ailleurs complètement omis de la setlist qui privilégie les extraits du dernier recueil (« Action Is An Audience », « Coffee And Cigarettes », « My Best Theory », « Movielike », …) Mais surtout quelques classiques tels que « Work », « For Me, This Is Heaven », « 23 », « Pain », « Hear You Me », « The Middle » etc. Ce sont d’ailleurs ces morceaux qui sont le mieux accueillis par le public. Un public apparemment surchauffé puisqu’Adkins doit s’arrêter en plein milieu d’un morceau pour rappeler à l’ordre un membre de l’assistance un chouïa trop violent.

Outre « Bleed American », Jimmy Eat World interprète également « A Praise Chorus », un autre single dont l’absence avait cruellement fait défaut, lors de sa précédente prestation. En guise de rappel, le quatuor d’Arizona opère un nouveau retour en arrière à l’aide du retentissant « Gets It Faster » et tire sa révérence sur le morceau préféré de ces dames, « Sweetness ». Jim et ses potes est de retour dans nos bonnes grâces.

(Organisation : AB)

Jimmy Eat World

Bleed American (Deluxe Edition)

Écrit par

« Bleed American » constitue pour Jimmy Eat World l’album de la consécration. Publié originellement en 2001, la troisième œuvre du quatuor connaît aujourd’hui une seconde vie sous la forme d’une édition « Deluxe ». Traitement de faveur justifié par le succès conséquent et inattendu de la plaque. Un succès provoqué par la sortie de l’incontournable second single, « The Middle ». Entièrement enregistré et financé par les membres du groupe eux-mêmes après leur éjection du label Capitol, « Bleed American » a finalement impressionné le défunt label Grand Royal qui l’a envoyé dans les bacs internationaux en juillet 2001.

Précédé par le single éponyme, l’œuvre a toutefois dû subir une modification de taille quelques mois plus tard. En effet, après les attaques du 11 septembre, l’intitulé « Bleed American » est jugé trop insensible et déplacé par rapport à la situation politique du pays. Le groupe a donc décidé de rebaptiser le premier single « Salt Sweat Sugar » et son opus en éponyme. Aujourd’hui, le recueil retrouve les bacs dans son appellation originelle mais doublement plus chargé qu’il y a sept ans. Un premier disque présente donc les onze titres initiaux, dont les tubes « Bleed American », « The Middle », « A Praise Chorus » et « Sweetness », auxquels s’ajoutent trois petits bonus issus de divers EPs. La seconde partie est, elle, consacrée à une série de dix-huit B-Sides, versions ‘live’ et autres démos, parmi lesquelles une excellente reprise du « Firestarter » de Prodigy et un moins efficace « Last Christmas » de Wham. Mais c’est surtout lorsque l’on compare les démos aux versions finalisées que ce second disque prend tout son sens. Les dissemblances entre les deux variantes permettent de témoigner d’un réel travail de composition et de l’excellence des réarrangements. Désormais considéré comme une œuvre pop rock plutôt qu’emocore, le toujours aussi frais « Bleed American » reste, à ce jour, le meilleur ouvrage de Jimmy Eat World.      

 

Jimmy Eat World

Non, ce concert n’est pas pour le vieil homme

Écrit par

A l’occasion de la sortie de leur cinquième recueil, « Chase This Light », Jimmy Eat World effectuait ce 28 janvier un passage-éclair à l’Ancienne Belgique. En plus ou moins 1h15, les précurseurs de l’émo à la sauce pop ont exposé à leur public belge un set en dents de scie, à l’image de leur dernier ouvrage.

Légèrement à la bourre, nous n’avons pu savourer que quelques minutes de la prestation de Sparkadia, formation indie-pop originaire d’Australie. Ceux-ci remplaçaient au pied levé Saves The Day, groupe pop sans grand intérêt dont la décision de ne pas se produire sur la scène de l’AB aura ravi nos oreilles. Ces dernières ont donc pu se délecter des mélodies sympathiques de Sparkadia, notamment un joli « Northen Light » final.

Petite pause, le temps de constater que Jimmy Eat World est parvenu à renouveler son public. Il réunit désormais majoritairement de jeunes ados, probablement accros à l’émo-pop indigeste à la Plain White T’s et autres Fall Out Boy. Il n’aura d’ailleurs fallu que quelques notes de « Big Casino », en ouverture du set, pour ravir tous ceux qui s’étaient promis, ce soir-là, de s’essayer au crowd-surfing pour la première fois de leur vie.

Les Arizoniens ont beau avoir renouveler leurs aficionados, on ne peut malheureusement pas en dire autant de leur son. En effet, ce soir, on ne trouvera satisfaction que dans les vieux morceaux tels que les survoltés « Gets It Faster », « Pain » ou « Desintegration ». S’adressant principalement à son nouvel auditoire, les compositions récentes tirées de « Chase This Light », comme « Always Be », « Carry You » et « Big Casino » manquent affreusement de substance, autant en ‘live’ que sur disque. Ils n’apportent donc rien de bien neuf à la discographie du quatuor. Au bout de 1h15 de show, Jimmy Eat World remballe ses instruments, laissant derrière lui une bande d’ados survoltée et, d’autre part, une impression de trop peu. Il y en a eu certes pour tous les goûts (« Sweetness », « The Middle », « 23 », « Crush »), mais l’absence, lors de ce concert, de morceaux extraits de « Static Prevail » ou des excellents singles « Bleed American », « Lucky Denver Mint » et « A Praise Chorus » a cruellement fait défaut à l’ensemble. Très légère déception, mais déception quand même...

Setlist :

Big Casino

Sweetness

Crush

Work

Always Be

For Me, This Is Heaven

Desintegration

Gets It Faster

Let It Happen

Carry You

Blister

23

 

Your House

Hear You Me

Goodbye Sky Harbor

Pain

The Middle

 

(Organisation : Live Nation)