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Jimmy Lee Williams

Hoot your belly

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Jimmy Lee est né en juillet 1925. A Worth County en Georgie, où ses parents étaient agriculteurs. Il a commencé par jouer de l'harmonica ; mais il fumait tellement qu'il ne parvenait plus à souffler correctement dans son instrument. Il a déjà 22 ans quand il s'achète une guitare électrique. Et lorsqu’il en joue devant chez lui, seul ou en compagnie de son frère cadet, il rameute tout le voisinage Aujourd'hui, il a embrassé une carrière d’agriculteur indépendant et récolte cacahuètes et pastèques.
 
Les treize plages de cet elpee ne datent pas d’hier. George Mitchell les avait immortalisées en 1977 et en 1982. A Porlan en Georgie. Cette œuvre constitue, en réalité, le cinquième volet d'enregistrements réalisés par Williams. Elle fait suite aux témoignages consacrés à RL Burnside, Furry Lewis, Joe Callicot et Fred McDowell. Jimmy Lee interprète ses compositions seul, en s’accompagnant de sa guitare électrique. Il n'est certes ni un chanteur ni un musicien remarquable, mais son blues est très instinctif.
 
Le très amusant "What make grandpa love my grandma so" nous invite immédiatement à prendre la direction du Sud profond des Etats-Unis. Le titre maître est très rudimentaire. Son "Jimmy Lee's frolic" résume idéalement le style de cet artiste très local. La slide se conjugue parfaitement à son chant. Tout au long du bouleversant "Rock on away from here", le tempo du boogie demeure léger. "Pretty baby" est une compo que j’apprécie tout particulièrement. Elle me rappelle, au passage, un thème bien connu. Une plage rapide au cours de laquelle Williams se montre allègre, communicatif. Dans le contexte, sa voix très nasillarde réunit tous les suffrages. Le blues de Williams semble si naturel, qu’on a l’impression qu’il compose en ‘live’. Un blues qui reflète sa personnalité. Un country blues le plus souvent positif. Il n'atteint jamais une certaine intensité dramatique et ne cherche pas à communiquer un quelconque mal de vivre. Sa voix aux accents du Sud est toujours claire. Elle n’est manifestement pas ravagée par les excès d'une vie difficile. Jimmy Lee Williams n'est guère comparable à d'autres bluesmen plus connus. Peut-être Lightnin' Hopkins. Mais uniquement lorsqu'il se fait classique et implore son "Whisley headed woman" en dialoguant avec ses cordes. Mais cette sensation n’est qu’épisodique. Il existe très peu d’infos concernant ce musicien qui n'a jamais déserté sa Georgie natale. Il semblerait cependant qu'il ait quitté ce bas monde au début des années 90. Il n’empêche, ce « Hoot your belly » est une page à la fois belle et intimiste de blues rural…