La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

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John McKinley

Window on the World

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John McKinley est originaire de Roswell, au Nouveau Mexique. Adepte du blues/rock, ce chanteur/guitariste/compositeur confesse volontiers ses influences, qu’il puise généreusement chez les artistes issus du Texas voisin (Freddie King, Johnny Winter et ZZ Top !) ; mais également à la tradition mexicaine ainsi qu’aux expérimentations de Frank Zappa. Aujourd'hui, John vit au Canada, à Kitchener, dans l'Ontario. "Window on the World" constitue son premier elpee. Lors des sessions d’enregistrement il a reçu le concours de son fils, Darius, à la basse, Ben Rollo, à la batterie, ainsi que Darryl Romphf, à la seconde gratte. Ce dernier assure, en outre, la production.

Instrumental, "Dirty nails" ouvre l’opus. Un morceau sculpté dans le rockin' blues, caractérisé par des accès de guitare très dynamiques, mais aux motifs un peu trop éclatants voire artificiels, dispensés dans un registre métallique. Les arrangements de "One a ponce a time"  baignent dans le jazz rock, une plage complexe au cours de laquelle lors du refrain, la voix de John est soutenue par des chœurs bien masculins. Plus blues, "Welfare Mama" est teinté d’exotisme, dans l’esprit de Carlos Santana. Les vocaux ne manquent pas de charme. Les accords de gratte son élaborés. Sporadiquement, des voix féminines –celles des Divines– s’invitent. "Cuando yo me voy" puise au cœurs des racines mexicaines. Danny Castro se charge des percus. Des chœurs mâles reprennent le refrain en chœur. Le spectre de Carlos Santana plane à nouveau. En formule trio, "Stratitude" passe bien la rampe. La technique de McKinley est particulièrement soignée tout au long de ce morceau de rock patiné de jazz et aux effets sonores bien maîtrisés. Le leader regorge d'idées ; mais il faut pouvoir les canaliser. Le rôle du producteur est donc essentiel. Des cordes acoustiques introduisent le rock/blues puissant "Rev it up". La guitare est overdubbée sur "Keep the door cracked open", un blues pétillant assez rythmé, au cours duquel le fiston Darius McKinley semble bien inspiré sur sa basse. Long blues lent dépouillé, coloré de jazz, "P-Nutt-Butt-Ah" est épicé à la sauce McKinley. Et pour cause, la plage prend un virage à 180°, lorsque John se lance dans un solo particulièrement complexe, aux sonorités largement amplifiées. La section rythmique le pousse à se surpasser sur "Life's a bitch", un blues rock nerveux, torturé, et surtout de bonne facture. Plus classique, enrichi par les voix féminines des Divines, "Cool night breeze" est une piste plus classique. La sortie de cordes rappelle même des maîtres britanniques du style, comme Jeff Beck ou Jimmy Page. Séduisante, "Passionate man" est une plage qui concède des accents pop. "Ontarian song" clôt cet LP. Un titre quasi instrumental qui baigne dans la musique traditionnelle canadienne. Essentiellement acoustique, il recèle une partie amplifiée fort originale, consécutive à l’intervention progressive du violon de Melissa Barry, avant que la voix éthérée de Rachel Lee Cousineau n’entre en scène…