Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (1 Items)

John Richard

Lost in Dublin

Écrit par

Ce chanteur/compositeur canadien avait publié un premier essai en 2014. Un mini elpee baptisé "Blue Valley". Lors d’une récente visite à Dublin, il tombe sous le charme de la capitale irlandaise. Il la visite suivant son instinct et décide alors de s’en inspirer pour enregistrer un album. Un opus qu’il réalise en studio chez lui, à Halifax. Il signe six des sept plages.

Et sa seule reprise figure en ouverture. Il s’agit d’"I fall apart", une composition du regretté Rory Gallagher, musicien irlandais notoire, mais issu du Nord. Indolente, cette superbe roots song est illuminée par la pedal steel de Christien Belliveau. La voix de John passe très bien la rampe. Carter Chaplin en profite pour s’autoriser une remarquable sortie sur sa gratte, une sortie à la fois créative et mélodieuse. Derrière ses fûts, Mike Trask (NDR : il assure également la production et la prise de son) imprime une rythmique répétitive, hypnotique même, au "Some things never get paid". Et ce même Mike s’illustre également par une intervention de gratte plutôt acérée. La pedal steel de Belliveau propage des sonorités étrangement réverbérées sur le lent et dépouillé "Volumes of beautiful worlds", une piste au cours de laquelle la voix de Guillaume Boullianne colle littéralement à celle de John Richard. Et bien expressive, cette dernière est bien mise en exergue sur le toujours aussi flemmard "Can’t help it", tandis que Carter Chaplin privilégie les accords rythmiques sur sa gratte. "Wish you’d come with me" baigne au sein d’un même climat. Les cuivres de Sebastien Michaud s’intègrent dans les vocaux. Et en arrière-plan, Marc Doucet essaime des sonorités de gratte écorchées. Une rythmique répétitive tramée par la batterie et la guitare de Keith Hallett (NDR : un pote canadien) guide la longue plage "Black Church". Richard chante comme un Jim Morrison en fin de parcours. Sa voix monte progressivement en puissance. Et après avoir assisté à l’emballement des cordes, il gratte son banjo. "All the Proof I Need" clôt ce long playing. Un morceau empreint de sérénité que se partagent en duo John, à la guitare et au chant, et Christien Belliveau, à la basse.