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Jon Zeeman

Blue room

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Jon Zeeman est issu du sud des Etats-Unis, et plus précisément de l'état du soleil, la Floride. Il pratique une forme de blues/rock. Il a contribué aux débuts de l’aventure de Freight Train, le band du regretté Derek Trucks (NDR : membre originel des Allman Brothers Band, il est décédé en janvier dernier), drummer qui a participé à l’enregistrement de deux plages. Jon comptait déjà trois albums à son actif, dont le dernier, 'Down on my luck", est paru en 2013. Il signe ici huit plages ; les deux autres sont des reprises. Il est épaulé par ses musiciens, une section rythmique et deux claviéristes qui doublent aux percussions!

"All I want is you" (NDR : auquel coopère Trucks) est un blues enlevé, théâtre d'un rapide envol des cordes, poursuivi par l'orgue. Un bon démarrage! "Hold on" baigne au sein d’un climat sudiste fiévreux et cool. Limitée, la voix de Zeeman colle bien à cette plage qui ne manque pas de charme. Le refrain est repris en chœur et la guitare prend un billet de sortie glorieux. Signé Robert Johnson, "Love in vain" avait été repris remarquablement par les Rolling Stones, en 1969 ; un morceau qui figure sur l’elpee "Let it bleed". La nouvelle version est particulièrement réussie. Les interventions au piano et à l’orgue sont délicats, celles de la gratte du leader, assez poignante. Shuffle bien ficelé, "Next to you" favorise de nouvelles envolées des solistes, dont celles de Derek Trucks. Encore une autre cover, le "Still rainin' still dreamin'" de Jimi Hendrix (NDR : la plage figurait sur le long playing "Electric Ladyland"). Les sonorités adoptent un profil légèrement jazzyfiant. La guitare se révèle volontiers taquine, face au traitement imposé par les claviers que se réservent Bob Taylor et Tom Regis. Zeeman affiche sa technique, face à ces ivoires, tout au long du blues lent de circonstance, "If I could make you love me". "All alone" lorgne vers un Chicago blues aux accents exotiques. Une approche chère à Otis Rush. Mais mélodieuse, la piste est cuisinée à la sauce JZ, s’illustrant par de nouveaux échanges heureux entre les cordes et les claviers. Curieux, mais le titre maître se résume à un court interlude de guitare classique amplifiée, de moins d'une minute. Chaleureux, cet LP s’achève par "Nothin' in the world", un titre qui colle parfaitement à l’ambiance générale de cette œuvre...

 

Jon Zeeman

Down on my luck

Écrit par

Jon possède un nom de famille bien de chez nous. Enfin, des ‘plate landen’. Il est cependant né près de New York. Dans sa jeunesse, il suit des cours de piano classique, avant de rapidement se tourner vers la guitare. Pendant les 80’s, il s’établit à New York City et travaille en studio. A la même époque, il se rend régulièrement en Scandinavie, pour s’y produire au sein de différentes formations. A la fin des années 90, après la naissance de sa fille, il part vivre sous le soleil de West Palm Beach, en Floride. Son premier opus, "Still life", paraît en 2003. Du jazz funk blues essentiellement instrumental. Tout comme le suivant, "Zeeland", publié en 2008.

Il a donc fallu de nouveau attendre 5 longues années avant que ne paraisse son troisième essai. Et pour la circonstance, les changements sont importants. Jon chante et s'attaque à un blues  plus classique même s'il reste très personnel. Il est soutenu par une section rythmique et deux claviéristes. Les sessions se sont déroulées au studio Inlet Sound de Jupiter, à quelques encablures de Palm Beach.

Blues/rock, "You're right, I'm wrong" ouvre la plaque. Une plage particulièrement lustrée. Orgue et piano portent la voix légèrement nasillarde de Jon. Les interventions à la guitare sont classieuses. Il a conservé cette sensibilité jazz première. John chante passionnément "Down on my luck", un blues lent d'excellente facture, tandis que dans son ombre, l'orgue Hammond dessine de tendres arabesques. Quant à Phil McArthur, sa ligne de basse sert de tremplin idéal à son leader pour réaliser l'envol des cordes attendu. Long blues rock, "Hangman's bridge" brille par son sens mélodique. En intégrant l’orgue, la section rythmique remplit admirablement son rôle. La voix de Jon se charge d’intensité dramatique bien sudiste. La Floride nous a bien donné les frères Allman et Lynyrd Skynyrd. Une seule reprise, le "I love eveybody" de Johnny Winter. Zeeman braille ses lyrics à la manière du célèbre Albinos, tout au long de ce Texas rockin' blues. Autre blues lent "Waitin' for the storm" s’illustre par une belle partie de cordes. Subtil cocktail de rock, de blues et même de pop, "I got news" accroche instantanément l'oreille. Les interventions à guitare sont subtiles et créatives, et sont dispensées, un peu à la manière d’Eric Clapton. Rock'n'roll ", Got the gun" déménage littéralement. Zeeman libère totalement ses cordes tout au long de cette partie très remuante et dansante. Chargé de swing, "Can't you hear me" est balisé par la basse de sa fille Zoe Zeeman. Le charme opère comme lors d’un shuffle texan, un terrain qu'exploite fort bien notre Jon. Sa sortie est trafiquée par le recours aux pédales. Sans aucun doute le moment où il est le plus proche de Jimi Hendrix. "So bad" lorgne plutôt du côté de Robben Ford, une piste plus rock au cours de laquelle l'escapade des cordes est remarquable. Imprimé sur un mid tempo, "Better off dead" clôt le long playing, un blues aux accents exotiques, caractérisé par une jolie mélodie, et dont les interventions de guitare sont manifestement hantées par Carlos Santana…