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Josh Alan

Wonder City

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Bien qu’autoproduit, le premier album solo de l’Américain Josh Allen débarque en Europe ! Une traversée qui n’est peut-être pas synonyme de succès, mais démontre que cet artiste a sans doute du potentiel. Faut dire qu’il est également membre des Meanwhiles, en compagnie de son frère Todd

Composé dans sa chambre à New York, « Wonder City » est censé représenter l’état d’esprit de l’artiste plongé dans l’atmosphère de cette mégalopole grouillante dont il n’hésite pas à laisser telles quelles les sonorités émanant des rues ou du métro, qu’on entend depuis sa fenêtre… Et son humeur, à l’époque, ne devait pas être particulièrement guillerette, tant cet elpee est ténébreux. Le folk de J. Allen est mélancolique. Mais aussi nébuleux, affranchi et déconstruit à la fois. On a parfois l’impression que les compos observent un cheminement fait de méandres, dans l’esprit des œuvres de Bradford Cox pour son projet Atlas Sound ou du cerveau embrumé de DM Stith. Les complaintes de « Wonder City » sont psalmodiées (« Afterglow ») ou chuchotées (« Heavy Head ») et rarement la solitude des grandes villes contemporaines modernes n’aura été si justement mise en son ; même si l’écoute de ce disque se révèle souvent éprouvante…

 

Josh Alan

Josh Alan

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Ce New-yorkais a donc déménagé au Texas, en 1987. A Dallas, très exactement. Depuis, il a sorti trois albums, "Famous & Poor", "The worst!" et "Black 'n' jews". Son quatrième opus est éponyme.

Les cris d'une slide nous invitent à la partie texane. "Josh's breakdown" est une plage instrumentale. La carte de visite du leader de ce trio yankee ! Pour interpréter "Strike a match", le JAB adopte un riff familier, tout droit sorti du Memphis des 50's. Une composition signée par le duo Leiber/Stoller. Ecrite en 1955 pour un certain Howlin' Wolf, elle est demeurée inédite à ce jour. Pourquoi et comment est-elle revenue à la surface ? Le mystère reste entier! Pourtant, cette compo, c'est du solide et du tout bon ; et c'est l'ami local, le grand guitariste Hash Brown, qui se paie la part d'harmonica. Constituée de Robby Garner à la basse et de Derek Rougeot à la batterie, la section rythmique crée le riff funky, avant d'être rejointe par un sax et une trompette, pour aborder "When a poor man gets rich". Une slide n'est jamais aussi présente que dans le répertoire du Delta. "Rollin' and tumblin" le démontre. Un canon du blues signé Muddy Waters, qui reçoit ainsi un excellent traitement. Pas révolutionnaire, mais efficace. Dans la foulée, le trio reprend "Highway 61 revisited". Un classique de Bob Dylan. Mais sur un mode très rock, très soutenu, à la manière d'un George Thorogood contenu. Pourtant, c'est surtout l'emprunte de l'albinos de Beaumont, Johnny Winter, qui plane en toile de fond. Pas étonnant, dès lors, de retrouver la reprise de "Mean town blues". La slide est ici encore dans son élément de prédilection. Elle est même capable de disserter sur fond de percussions. Le vélouté "Her City" baigne au sein d'une ambiance feutrée, fin de soirée, cool jazz. Bernard Wright, un ancien musicien de Miles Davis, est à l'orgue. Le solo de Josh sur les cordes me fait curieusement penser à une trompette avant de libérer les saxes de Fathead Newman et de Bill Eden. Le blues rock bien rythmé reprend le large sur "No one owns the blues". Une plage écrite par Josh et, paraît-il, jouée chaque soir par Bugs Henderson, un autre célèbre texan! Et puisque nous parlons de ce dernier, il me semble que le style des deux musiciens est fort proche. C'est une évidence tout au long de l'instrumental R&B, "The Honey dripper". Une cover de Joe Liggins, qui bénéficie de nouveau du concours des invités Eden et Wright. L'opus s'achève par "As chanukah passes me by", une chanson déjà parue en single, dont le style est bien éloigné du blues. Une chanson illuminée par la clarinette de Jeffrey Barnes. Cet album était sorti l'an dernier sur Black Cracker. Merci à Topcat de le distribuer à une plus grande échelle!