Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Jaune Toujours

cluB

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On a beau dire ce que l’on veut. La Belgique unie à encore de beaux jours devant elle, comme en témoigne l’admirable collectif néerlando-francophone Jaune Toujours. Bilingue dans le texte, multiculturel dans l’âme, la formation bruxelloise répond à la demande de ses fans en leur offrant leur première œuvre enregistrée en public. Du son et de l’image. D’abord le son. Belle entrée en matière, « cluB » est introduit de la plus festive manière qu’il soit par un morceau (quasi) instrumental sobrement intitulé « Intro » où saxophones, clarinettes et autres trompettes se déchaînent. Enregistré en mars 2006 au… Club de l’Ancienne Belgique, ce live invite bien entendu à la fête, mais également à l’ouverture d’esprit sur des textes tendrement belgo-belges (« An Der Lecht », « Ici Bxl ») et des ambiances que ne renieraient pas les Ogres de Barback. En 18 morceaux à la fois dansants et touchants, le combo prouve qu’il n’a pas volé sa réputation. Côté image, le DVD bonus contient la version visuelle de quelque uns des titres audio du CD, ainsi que trois clips vidéo dont l’amusant et spontané « Ici Bxl » enregistré dans les rues de la capitale. Pour tous les brusselaires et, surtout, les autres !

 

 

 

Jours

Jours (Ep)

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Un disque de chanson française ? Une ode aux jours de la semaine ? Détrompons-nous, "Jours" s’exécute dans la langue de Shakespeare et suit un long fleuve tranquille de pop cristalline. "Vampire" ouvre le bal au son d’une guitare aérienne survolant de près le cantique enjolivé d’un petit bout de femme. Sur "Surdose Seas", l’éclat féminin s’efface derrière un timbre masculin à la tessiture proche de celle de Stef Kamil Carlens (Zita Swoon). La suite ("I Swear") nous rappelle aux bons souvenirs des inflexions de Dolores O’Riordan… A supposer que le public réclame sa dose de rock lyrique et empathique toutes les décennies, cette démo tombe à point nommé. Le "No Need To Argue" triomphal des Irlandais sortait en 1994, nous sommes en…2004 et les fans de "Zombie" pourraient bien exhumer le mausolée commercial des Cranberries sous peu. La quatrième plage, "Life", hante encore nos esprits. Tels des échos fantomatiques perdus dans un manoir, des chuchotements féminins dialoguent, troquent leurs mémoires spectrales. "Out Of Reach" apaise alors les esprits, détend l’inquiétante atmosphère dans laquelle nous venions d’être plongé. En final, l’auditeur découvre "Excuse Me", une comptine guère moins rassurante. Bercée par une série de beats répétitifs, la dernière ritournelle de "Jours" s’emploie à s’excuser de nous de nous avoir fait si peur.