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Joy Division & New Order

The best of

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Trente et un ans après le suicide de Ian Curtis, le label Rhino a décidé de nous replonger dans l’univers dansant mais claustrophobe du gang mancunien, en publiant « Total », un ‘best of’ réunissant 5 morceaux de Joy Division et 13 de New Order, groupe fondé par les membres de Joy Division (Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Summer), à la mort de leur leader. Un objet bien entendu inutile pour les fans de ces illustres formations anglaises, si on ne tient pas compte de l’inédit signé New Order, « Hellbent » (NDR : que les fans doivent probablement déjà détenir) et de la remasterisation des titres opérée par Frank Arkwright. Mais, pour celles et ceux qui ne possèderaient pas les albums des rois du label Factory dans leur (compacto/disco)thèque, « Total » constitue une jolie synthèse de leurs œuvres et devrait permettre au mélomane lambda de mieux cerner le style et l’évolution de deux formations fondamentales de l’histoire de la pop et du rock. Epinglant des hits indispensables dont l’incontournable mélopée « Love Will Tear Us Apart », « Blue Monday » caractérisé par son rythme irrésistible ou encore le glacial « Satisfaction ». Et puis, quel plaisir de retrouver la ligne de basse mélodique si spécifique de Peter Hook !

Enfin, pour rendre le recueil plus alléchant, l’artwork minimaliste à été confié, comme ‘au bon vieux temps’, à Peter Saville, ex-directeur artistique de Factory Records.

 

Joy Division

Les Bains Douches 18 décembre 1979

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Contrairement à ce que nous indique le titre de cet opus, tous les fragments n'ont pas été enregistrés aux Bains Douches, le 18 décembre 1979. Seuls neuf morceaux sur les quinze y ont été immortalisés. Trois chansons ont été commises le 11 janvier à Amsterdam et trois autres à Eindhoven, le 18 du même mois. De qualité sonore honnête (NDR : ce qui est exceptionnel pour un disque live de Joy Division), l'opus recèle des classiques tels que " Disorder ", " Love will tear us apart ", " Transmission " ou encore " Atmosphere ". Mais contrairement au coffret de 4 Cds, paru en 1994, il ne recèle aucun inédit ni aucune rareté. Faut dire qu'à mes yeux, " Heart & soul " constitue un véritable testament du combo mythique de Manchester. Bref, peu rafraîchissant, ce " Bains douches " du 18 décembre 1979 m'a laissé sur ma soif. Ce qui n'empêchera, sans doute, pas quelques nécrophages d'arroser leur compte en banque…

 

Joy Division

Heart and soul (Box 350’)

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Le 18 mai 1980, Ian Curtis se suicide. Un acte désespéré qui met fin à l’histoire d’une formation mancunienne pas ordinaire, mais dont l’importance ne sera vraiment mesurée que beaucoup plus tard….

Flashback. 1977, Bernard Albrecht, Stephen Morris, Peter Hook et Ian Curtis assistent à un set des Sex Pistols. C’est le déclic. Ils décident de monter un nouveau groupe : Warsaw. Après quelques concerts, ils gravent un Ep : " An ideal for living ", vinyle devenu aujourd’hui quasi introuvable. Quatre titres qui figurent sur le troisième volume de ce box, en compagnie de plusieurs inédits, de ‘Peel sessions’, de démos et de raretés. Le disque n’a guère de succès et le quatuor adopte un autre nom : Joy Division. Un patronyme qui ne fait pas l’unanimité au sein de la vox populi. Parce qu’il évoque implicitement un quartier de prostituées réservé aux gardiens des camps de concentration, durant la deuxième guerre mondiale. Le combo cultive, en outre une image noire, décadente, ambiguïté qui lui vaudra d’être assimilé à l’extrême droite. Ce que les musiciens réfuteront toujours, expliquant que leur attitude est destinée à faire passer une certaine idée de l’angoisse et du désespoir. Plus qu’une idée, un sentiment ! Partagé par leur environnement direct. Faut dire, qu’à l’époque, tout comme Liverpool et Birmingham, Manchester est sinistre et sordide. Peuplée de chômeurs, d’alcooliques invétérés. Tous victimes de la récession économique. Un tableau si bien illustré par ces détestables usines désaffectées. On comprend mieux pourquoi le ton d’" Unknown pleasures " est aussi désespéré, tellement amer. " Glass ", " She’s lost control " et " Interzone " reflétant particulièrement ce climat froid comme le marbre…  Cette œuvre est ici intégralement reproduite sur le premier tome de ce box ; mais enrichie, pour la circonstance, de titres posthumes, certains remasterisés, et puis du single " Transmission ", réponse au nihilisme d’ " Anarchy in UK " des Pistols.

Ensuite les événements vont se bousculer. Joy Division sort son premier chef d’œuvre, " Love will tear us apart ", une chanson qui paradoxalement n’entrera dans les charts qu’après la mort de Curtis. C’est à peu près à cette époque que le label Factory lance le second album studio, " Closer ". Un journal intime partagé entre incantations lourdes d’angoisse et de sensibilité (" The eternal ") et poussées de fièvre, d’agressivité (" Atrocity exhibition "). Un épisode retracé sur le deuxième volume de ce box et étendu à d’autres inédits, le fameux flexi-disque " Komakino-Incubation ", pressé à l’origine, à seulement 25.000 exemplaires, ainsi qu’à sept extraits de " Substance ", compile parue en 1988.

Ian Curtis, leader charismatique, écrivain talentueux, torturé par les visions pessimistes de Kafka sur le XXème siècle, de plus en plus souvent en proie à des crises d’épilepsie, met un terme à son existence, et en même temps à celle du groupe. Il entre ainsi dans la légende de l’histoire du rock’n’roll, à l’instar de Jim Morrison, Hendrix et bien d’autres ; avant d’être imité près d’un quart de siècle plus tard par un certain Kurt Cobain. Mais était-il indispensable de couper le cordon ombilical avec la vie pour assurer sa pérennité ? Nous en doutons. Pire, en général, ce genre d’acte n’a jamais profité qu’aux nécrophages…

Bonne initiative, le box évite de revenir sur " Still ", document " live " aussi brouillon que dispensable. Mais n’oublie pas les prestations en public de l’ensemble. Immortalisant sur le quatrième CD des prestations accordées tantôt au " Factory " de Hulme, au " YMCA " et au " Lyceum " de Londres, et enfin au " Winter garden " de Bournemouth. Des témoignages beaucoup plus intéressants et surtout enregistrés dans de meilleures conditions. En outre, Peter Hook y a ajouté une bande démo, qu’il a retrouvé tout récemment, recelant " Ceremony ", et " I’m in a lonely place ", interprétés par Joy Division, compositions qui seront ensuite gravées par New Order. Mais là, c’est une autre histoire…

 

Joy Division

Permanent

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Fondé en 1976 à Macclesfield, près de Manchester, sous le nom de Warsaw, et rebaptisé fin de la même année en Joy Division, ce groupe constitue un des deux pôles du mouvement cold qui a marqué les Iles Britanniques, fin des seventies, début des eighties. L'autre, étant attribué à Cure, faut-il le rappeler. Il faut cependant se replacer dans le contexte de l'époque pour bien comprendre ce phénomène. Comme tant de villes anglaises en proie à la récession économique, Manchester est peuplée d'usines désaffectées, de chômeurs et d'alcooliques invétérés. Une certaine idée de l'angoisse que Joy Division véhicule dans un état d'esprit noir et sordide. Et le ton de sa musique en devient maussade, désespéré, amer ; la voix de Ian Curtis se frayant un passage à travers ce déluge de sonorités à la fois lugubres et fascinantes. Curtis est tellement imprégné de ses convictions que le 18 mai 1980 il se pend dans sa cuisine, peu avant la sortie du deuxième elpee, "Closer". Cet acte extrême sonnera le glas de l'existence de ce groupe qui deviendra cependant mythique à travers sa discographie. Deux albums studio, de multiples Eps, des "live", des bootlegs, Peel sessions et compilations. "Permanent" constituant probablement le best of de ces recueils. Car même s'il y manque "Decades", ce recueil aligne les classiques du groupe: "Love will tear us apart", "Transmission", "She's lost control", "Atmosphere", etc.