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Julia P

Victory

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Avant de se lancer dans une carrière individuelle, cette Amstellodamoise sévissait au sein d'un trio qui répondait au nom de Julia P. Hersheimer. La réduction du patronyme n'a donc pas été trop difficile à opérer, lorsqu'elle a décidé de se lancer dans une carrière solo. " Victory " constitue le premier album enregistré sous son propre nom. Un disque pour lequel hormis la production - confiée à Frans Hagenaars - elle assume pratiquement tout. Le chant tout d'abord. D'un timbre vocal souple, sinueux, rappelant parfois Barbara Manning. Les guitares. Electrique et acoustique. Ainsi que les claviers. Ne laissant les rares percussions ou les drums qu'à l'un ou l'autre invité. Ou encore quelques cuivres. Prodigués sous la forme d'arrangements sur le très étrange et réussi " Good life " (Nicolette Lie), et parcouru par le trombone de J.B. Meyers (Supersub) sur " Bossanova ". Dans ces conditions, il n'est pas trop difficile de comprendre que le discours musical prononcé par Julia P., tout au long de cet opus, est minimaliste. Mais un minimalisme abordé dans l'esprit de Young Marble Giants. Et cette sensation est plus que perceptible sur le très électrique " Don't trust me ", le plus enlevé " Aerobic bum ", l'allègre " The van ", dont le tempo semble avoir été emprunté au " Ballad of John and Yoko " des Fab Four, le très synthétique " It's like me ", " See through ", caractérisé par le recours à un orgue à soufflets, ainsi que sur les deux titres cuivrés. Un disque qui brille vraiment par son originalité…