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KK Null + The Noiser

KK Null + The Noiser

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Fruit de la réunion entre deux artistes radicaux, cet album ne pourra plaire qu'aux aficionados d'expérimentations sonores. D'un côté, KK Null alias Kazuyuki Kishino, légende de la noise japonaise, ancien collaborateur de Merzbow et leader de Zeni Geva, un projet mené jusqu'il y a peu en compagnie de Mitsuru Tabata (Acid Mother Temples). De l'autre, le Marseillais Julien Ottavi aka The Noiser, membre du collectif Apo33, en tant que vidéaste, poète, performeur, développeur de logiciels libres et grand amateur de sonorités insupportables pour le commun des mortels. The Noiser habille d'ailleurs d'images et de lumières les prestations live du duo.

Le premier morceau (NDR : aucune piste n’a de titre) cueille l'auditeur à froid. C'est le plus extrême. Des déflagrations harsh-noise répondent à un piano minimaliste, des beats micro-house apparaissent puis mutent vers un hardcore expérimental bombardé de drones stridents. Le ton est donné. Il ne reste plus qu'à se laisser porter et parfois malmener. L'album s'écoute en continu, comme une histoire improvisée par deux conteurs schizophrènes. On passe de la musique contemporaine au field recordings, de l'electro-acoustique à l'ethnique sans toujours saisir les associations d'idées. Les deux guides de ce voyage en sons inconnus se plaisent à louvoyer quitte à nous emmener, à certains moments, dans des coins peu hospitaliers. En ce sens, le dernier morceau, une improvisation de 25 minutes extraites d'un concert accordé à Vienne en 2011 est assez éprouvant. Se succèdent vrombissements, scratches étirés, chants d'oiseau, sonorités cristallines, bruits industriels, accords fous de piano qui seront étirés, concassés, répétés, ralentis jusqu'à la mort du dernier bleep, dans un ultime maelström sonore.

Pour public averti, selon la formule.