Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Kama Aina

Club Kama Aina

A l’instar de Maher Shalal Hash Baz ou de Shogu Tokumaru, Takuji Aoyagi (alias Kama Aina) est l’un des fiers artisans de la cause folk-pop nippone. « Club Kama Aina », son cinquième album, empile ainsi mélodies diaphanes et ritournelles limpides, dans un esprit DIY pétri de sincérité touchante. Entre bossa lo-fi (« Mud Cat ») et pop country souriante (« Wedding Song »), voilà donc une galette qui ne paie pas de mine mais distille au compte-gouttes sa petite dose de bonne humeur. Piano, banjo, accordéon, xylophone, cordes délicates et invités de marque (Isobel Campbell, Stephen Pastel et Bill Wells)… Rien de pesant, rien de solennel : juste un tressaillement complice, révélant à la fois l’éternité qui nous déborde et l’éphémère qui nous traverse. Sorti sur le label Rumraket (Efterklang, Grizzly Bear), « Club Kama Aina » s’avère ainsi la preuve supplémentaire qu’au Japon on conçoit la musique pop comme on écrit des haïkus : en pinçant notre cœur avec légèreté. Une onde, un flux, un abandon : bienvenue au Club Kama Aina, d’où sourd l’invisible.