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Kat Onoma

Kat Onoma

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Fondé en 1987, cet ensemble strasbourgeois a toujours été un cas à part sur la scène musicale hexagonale. Peu de formations françaises sont ainsi parvenues à cumuler autant de références littéraires. Faut dire que le groupe a pu bénéficier du concours de véritables poètes comme Jack Spicer, Pierre Alferi (alias Thomas Largo) et plus tard Olivier Cadiot. Revers de la médaille, il s'est ainsi fait taxer de groupe intello. Un reproche entretenu par une volonté de respecter des normes aussi rigoureuses que singulières. Ainsi, à l'instar des Thugs, Kat Onoma a toujours privilégié la langue de Shakespeare dans ses lyrics. Ensuite son rock ténébreux, empreint de new wave et de jazz, continue de puiser sa source principale chez le Velvet Underground. Enfin, les rares artistes français que les musiciens du combo reconnaissent comme tels, répondent au nom de Bashung, Higelin, Gainsbourg, Dutronc et Hardy. Ce qui n'a pas empêché l'ensemble de commettre des reprises aussi inattendues que " Come on everybody " d'Eddie Cochran, " Be bop a lulla " de Gene Vincent, " Wild Things " des Troggs ou " Radiocativity " de Kraftwerk. Pour enregistrer son septième opus, Kat Onoma a reçu le concours de Ian Caple (Tricky, Tindersticks) à la production. Un disque pour lequel, et c'est une surprise, la moitié des compositions est interprété en français. Et l'autre en anglais, bien évidemment. Un disque au cours duquel le baryton profond, velouté, sensuel de Rudolphe Burger, se promène laconiquement sur une musique atmosphérique, fruit d'un mélange subtil de pop, de rock, de noisy, d'électro et de jazz…