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Kat Riggins

Blues Revival

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Katrive Riggins est née à Miami, en 1980. Elle a passé sa jeunesse au sein d’un environnement familial très musical, favorable à l’écoute de rock, blues, soul, gospel et country. Quand elle monte sur les planches, c’est pour reprendre les standards du blues et du jazz, en s’accompagnant au piano. Elle fonde ensuite la formation Blues Revival. Puis publie un Ep intitulé "Soul Music" et un album, "Lily Rose". "Blues Revival" constitue donc son second opus. Elle a, bien sûr, reçu le concours de son backing group ; en l’occurrence le guitariste/claviériste Darrell Raines, le bassiste George Caldwell et le batteur Doc Allison. Hormis deux reprises, elle signe le reste du tracklisting. 

Kat possède une voix puissante, autoritaire ; mais elle la maîtrise aisément. Et on s’en rend compte dès le morceau qui ouvre la plaque, "Now I see". Elle bénéficie, en outre, de musicos particulièrement talentueux. Darrell s’autorise déjà un billet de sortie à la guitare, mais aussi Stephen Lombardelli –invité pour la circonstance– au saxophone. La réserve de puissance vocale de Miss Riggins est impressionnante. Et elle le démontre sur l’indolent "Good girl blues". Slow blues chargé d’intensité, "Wail away" est amorcé par les cordes parcimonieuses de Raines ; mais ce dernier double également à l’orgue pour épouser la voix si expressive de Kat. Il double piano et guitare sur "Queen Bee", une piste imprimée sur un tempo plus enlevé. Manifestement, Darrell Raines est le ‘maître d’œuvre’. "Murphy’s Law" reflète le talent de Kat à l’écriture. Une plage qui ne manque pas de charme. Enrobée de chœurs féminins et caractérisée par une gratte devenue insatiable, cette chanson bénéficie d’une excellente ligne mélodique. Kat Riggins s’est forgé la voix en pratiquant le gospel, au cours de sa jeunesse. Et on s’en rend compte à l’écoute du "Change is gonna come" de Sam Cooke, qu’elle interprète a cappella. Elle parvient à faire revivre cette célèbre chanson qui date de plus d’un demi-siècle. L’adaptation est somptueuse. La mélodie éternelle. Quel panache ! Etta James avait traduit le "Blues is my business" de Kevin Bowe en succès. La nouvelle version est sculptée dans un funk entraînant, irrésistible même. Raines semble ici hanté par Carlos Santana. Superbe ! "The devil is a liar" bénéficie d’un excellent arrangement. Les sonorités de cordes déclenchent une sorte de transe hypnotique. Et passionnée, la voix nous flanque des frissons partout.