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Kelly De Martino

Une soirée passée en agréable compagnie

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Kelly De Martino est passée partout : au cinéma, dans des boîtes de stylisme, à la radio, à la télévision, etc. Aujourd'hui, l'égérie Hollywoodienne est de passage au Botanique. Voilà donc une bonne occasion d'expérimenter son « Radar ».

Plutôt timide et réservée, Kelly De Martino débarque sur scène pieds nus. Une longue robe ténébreuse pour tout apparat, elle se pose craintivement derrière les touches de son piano, accompagnée de ses « garces » (ces gars), trois jeunes musiciens dévoués à ses mélopées romantiques. D'emblée, la belle Américaine se jette corps et âme dans « Bumblebees », premières ondes mélancoliques envoyées depuis les bases énamourées de son « Radar ». Ouvrir un concert par un single n'est guère chose aisée. Pourtant, Kelly De Martino s'en sort avec les éloges de son assistance, assise et attentive. Sur scène, les instruments grésillent, saturent et titillent la précision cristalline des compositions de son premier album. Mais ce soir, l'essentiel n'est pas là. L'ambiance semble diriger les ébats. La douceur des notes, la chaleur du timbre de Kelly et l'osmose du public enluminent l'atmosphère d'une aura tamisée, relaxante et mystérieusement accueillante. Les morceaux s'éparpillent dans l'air : « Please Don't Call Me », « Saddest Song », « New Orleans ». Les applaudissements se font entendre, Kelly les écoute et revient devant ses juges pour une entraînante reprise de Magnapop : « Open The Door ». Chaleureux, le public pousse Kelly De Martino à repousser ses propres limites, à tourner le dos à ses vieux démons anxieux et effarouchés. Pour preuve, la chanteuse réinterprète « Bumblebees » seule à la guitare. Apothéose exaltée d'une soirée passée en agréable compagnie…

 

Kelly De Martino

Radar

Écrit par
Peut-on réellement s'attacher à Kelly De Martino ? C'est la question qui nous brûle les lèvres dès les premiers mots prononcés par l'intrigante jeune femme. ‘Please don't call me. Please don't love me, I'm not pretty’, supplie-t-elle de son timbre aérien. Le genre de déclaration à faire fuir des colonies d'homme en mal d'amour et de compassion. Pourtant, la carte de visite de Kelly De Martino a de quoi séduire. A l'écran, elle assure quelques répliques du côté d'Hollywood. Au quotidien, elle se voit styliste dans une petite boutique new-yorkaise. A Paris, elle rencontre Dominique Depret (Holden) et enregistre de jolies mélopées flanquées sur un mélange dépouillé de folk et de jazz. Et à chaque fois, ce sont de grandes réussites. Oui mais une fois seule, Kelly se perd dans ses tréfonds sentimentaux, ses récurrents conflits introspectifs. Sur "Bumblebees", par exemple, la belle déclare ses intentions : partir loin. Loin de son interlocuteur imaginaire, loin de cet angoissant amour. A cet instant précis, personne ne souhaiterait se trouver face à Kelly De Martino. Que cherche-t-elle? Du soutien? Une forme réconfortante d'isolation? D'un bout à l'autre de ce disque, Kelly De Martino semble trouver son inspiration au plus profond de ses peurs, de ses complexes et d'un évident manque de confiance. Radar est un album en forme de catharsis, un appareil de radiorepérage romantique. On peine toujours à croire que Kelly De Martino a le cœur brisé. Car nous, secrètement, on l'aime Kelly de Martino.