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Kenny Lavitz

Too many hats

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Kenny Lavitz est issu de la scène de Portland, dans l’Oregon. Une scène fort dynamique au sein de laquelle il exerce ses talents de guitariste aussi bien dans le domaine du blues, du jazz que du rock. Il a fait ses débuts dans le New Jersey et à New York avant d’émigrer à Miami, en Floride, en profitant pour introduire des éléments latins dans sa musique. Il met ensuite le cap sur Los Angeles avant de terminer son parcours de globe trotter à Portland, où il a fondé son Kenny Lavitz Kombo, un projet de Bluesjam et de funk blues. Pour le concrétiser, il engage Rudy Battjes à la batterie, Jon Hughes à la basse et Tim Bly au saxophone. Kenny avait déjà commis un premier album en compagnie de Scott White : "Muddy Water".

Ce nouvel opus s'ouvre sous les accents métalliques, bruts et primaires dispensés par la slide de Lavitz. Il y impose un tempo puissant et enlevé. L'orgue Hammond de Dave Fleishner tapisse le décor. Naturelle et légèrement rauque, la voix s'engage dès ces premiers instants. "Frogs feet" emprunte un profil funky. Le rythme est assuré ici par Rudy, Jon et les claviers de Dave. Soutenu par cette solide assise, Kenny concède même des accords très rythmiques. Tim Bly se libère au saxophone tandis que la guitare égrène quelques petites phrases particulièrement jazzyfiante. Le rythme accélère pour affronter le boogie léger "No lake". Mais qu'est-ce que la guitare de Lavitz peut dégager comme énergie ! Il semble planer dans son propre univers ; lorsque soudain, un harmonica survient d’on ne sait où. Et devinez qui vient de pousser les porters du Westside studio ? Le souffleur northwest américain par excellence : Paul deLay. Le Kombo souffle quelque peu et Kenny épingle une très belle ballade à la mélodie généreuse : "Stumblin". Il semble jouer sur un dobro acoustique. L'orgue est toujours bien présent. "Religion of the rhythm" bénéficie d’excellents arrangements. Au sein de cette mélodie féconde se pose la voix féminine de Pam Baker. Mais également le dobro, la guitare bien amplifiée mais parcimonieuse, l'orgue et le chant paresseux. Et le résultat est étonnant ! Battjes martèle ses peaux sur un tempo lent, délicatement funky tout au long de "Low blood brothers". Une compo qui ne manque pas d’allure et qui permet à Kenny de se réserver un solo équilibré tout en libérant le sax. La slide opère son retour lors de "Thru the night", un superbe blues frappé d’indolence. Mais chaque phrase vocale est ponctuée par les accents toniques de la slide. Courte plage instrumentale, "Birdscraps" est un exercice très technique, purement jazz, au cours duquel Kenny peut rendre hommage à Charlie Parker. R&B tonique, "Fried fish" aligne des changements de rythmes entrecoupés de très jolis passages instrumentaux. De nouveau jazz mais amusante, "Out of my head" est une plage presque dixieland. La clarinette de Madison Lavitz s’y révèle très présente ; mais on y décèle surtout les brèves interventions empreintes de virtuosité sur les cordes. Lavitz est seul pour interpréter "Another day". Il y célèbre le country/blues en s’accompagnant uniquement d’une guitare sèche, sur laquelle il fait glisser son bottleneck. Insolite, cet opus ne semble pas avoir de fil conducteur. Cependant, il permet à l'artiste d’afficher différentes facettes de son talent. Les idées y foisonnent. Et le jazz refait constamment surface. A l’instar de "Conversation", un fragment qui permet à la guitare de disserter tout en choisissant pour trait d'union, l'orgue Hammond de Fleishner. L’elpee s’achève officiellement par "Going fishing". De sa voix légèrement fausset, Kenny entonne une ballade blues du sud. Il sera rejoint par son voisin, Paul deLay. N’éteignez pas votre lecteur Cd, car le disque recèle encore une plage cachée. Kenny y chante à nouveau seul. En s’accompagnant à la guitare sèche, le bottleneck au doigt…