Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Kevin Selfe

Buy my soul back

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Kevin Selfe est originaire de Virginie, aux States. A l’âge de 23 ans, il intègre le Fat Daddy Band qui décroche une place de finaliste à l'International Blues Challenge de Memphis. Nous sommes alors en 1997. Le band grave trois albums. En 2003, Kevin rejoint Little Rodger and The Cheap Thrills ; puis, en 2005, fonde son propre groupe, Kevin Selfe and The Tornadoes. L’équipe publie "Selfe Contained", en 2006. En 2007, Mr Selfe émigre au bord du Pacifique, du côté de Portland, dans l'Oregon. Il monte une version locale des Tornadoes, et publie "Playing the game", en 2009. Ce chanteur/compositeur/guitariste/harmoniciste signe sur le label Delta Groove en 2013. Et dans la foulée, il grave "Long walk home", un disque qui rencontre un franc succès chez les passionnés de blues. Faut dire que pour concocter cet opus, il a notamment reçu le concours d’invités de marque, dont le pianiste Gene Taylor, l'harmoniciste Mitch Kashmar et le claviériste Doug James. Un LP paru sur l’écurie dynamique, Vizztone. Tout au long de ce long playing, il se réserve le chant et la gratte. Lors des sessions il a, en outre, bénéficié de la participation du drummer notoire Jim Bott, et de son pote Allen Markel –un ex-Tornado– à la basse. En outre, de nombreux guests ont participé aux sessions, qui se sont déroulées au studio Roseleaf Recording, à Portland.

"Picking empty pocket" ouvre l’LP. Une plage rythmée soutenue par une section de cuivres. Brad Ulrich s’autorise un premier billet de sortie sur son saxophone baryton, suivi rapidement par un envol de Selfe, particulièrement saignant sur ses cordes. Jim Bott (drums), Willie J. Campbell (basse acoustique) et Mitch Kashmar (très inspiré à l'harmo) dominent le shuffle entraînant, "Fixed it til it's broke". Enrichie par la section de cuivres, "Buy my soul back" concède des accents soul proches du Memphis blues, un blues enlevé au cours duquel James Pace siège derrière l’orgue et Lisa Mann (NDR : issue de Portland, cette chanteuse n’est autre que l’épouse du bassiste, Alan Markel) participe aux chœurs. Parcimonieuse, l’approche de Kevin sur ses cordes lorgne vers Robert Cray. La voix devient autoritaire sur le bluesy "Digging my own grave". La sonorité de la slide est impeccable. R&B lent, "All partied out" est le théâtre d'une superbe envolée de Selfe. Excellent, "Keep pushing or die trying" est encore imprimé sur un tempo soutenu. Steve Kerin se consacre au piano, alors que transcendé, Kevin se déchaîne à la manière d'un Jimmie Vaughan au sommet de son art ! "Bluesman without the blues" est une autre tranche de Memphis Blues. Orgue et cuivres tirent leur épingle du jeu ; mais surtout la gratte lumineuse réminiscente d’Albert King. "I'm on fire" est sculpté dans la roots. Une piste ‘unplugged’ à laquelle participent Kevin à la slide, Mitch Kashmar à l’harmo et Don Shultz à la batterie. Les ivoires de Gene Taylor sont jazzyfiantes tout au long de "Don't tear me down". Sa guitare, hantée par Omar Dykes, nous entraîne dans les bayous louisianais. Impressionnant ! Davantage roots, "Virginia roots" permet à Kevin de nous rappeler ses racines. Après l’instrumental "Pig Pickin'", le long playing s’achève par "Staring up at the Bottom", un morceau souligné par les chœurs gospel et tapissé par l’orgue… 

 

Kevin Selfe

Long walk home

Écrit par

Kevin Selfe est un artiste méconnu. Et pourtant, ce Virginien a été signé par le label californien de blues notoire, Delta Groove. Il a décroché un diplôme en météorologie, à l'université de Raleigh, en 1995. Il décide cependant de tourner le dos aux prévisions climatiques, pour embrasser une carrière musicale, et tout particulièrement dans l’univers du blues et de la soul. En 97, il rejoint le groupe local Fat Daddy Band. Il y militera six ans et participera à l’enregistrement de trois elpees. Il passe alors chez Little Rodger & The Cheap Thrills. En 2005 enfin, il fonde son propre groupe, Kevin Selfe & The Tornadoes. Au cours de sa carrière, il a accompagné des légendes comme Eddie Clearwater ou Carey Bell.

La formation grave un premier opus en 2006, "Selfe-Contained". Il s’établit alors à Portland, dans l’Oregon et remonte ses Tornadoes. Le combo publie "Playing the game", en 2009. Kevin se réserve le chant, la guitare et l’harmonica. Il est soutenu par le drummer notoire Jim Bott (Mannish Boys, Mighty Flyers) et le bassiste Alan Markel (Insomniacs). Il signe les onze plages et assure la production du long playing.

"Duct tape on my soul" ouvre la plaque. Du west coast jump bien nerveux, cuivré et tout en swing. Le coup de balai de Bott se charge de rendre l’ensemble homogène. Selfe s’autorise déjà un envol largement inspiré par T-Bone Walker. "Mama didn't raise no fool" est une compo aussi rythmée. L'harmoniciste californien Mitch Kashmar se réserve également une sortie remarquable ; mais il est relayé par Kevin qui ne tient plus en place. Le spectre de T-Bone plane à nouveau sur "Moving day blues", un slow blues à la texane. Gene Taylor (Fabulous Thunderbirds/Blasters) siège derrière le piano. Une superbe piste, au cours de laquelle, talonnée par le front de cuivres, la guitare se débride et s'envole vers les sommets. Retour aux origines du Delta pour "Last crossroad". Un chouette boogie qui adopte un profil plus minimaliste, limité au bottleneck et à la section rythmique. Caractérisé par un riff cher au regretté Magic Sam, "Dancing girl" nous transporte dans le Westside de Chicago. Kashmar est au chant. Le solo de  Kevin est éblouissant. Une slide aux intonations métalliques contamine "Midnight creeper", un morceau de plus de 7’ qui baigne au sein d’un climat sombre et lugubre. Boogie woogie amusant, "Walking funny" est illuminé par la dextérité de Gene Taylor sur ses 88 touches en ivoire. "Too much voodoo" est sans doute la plage la plus contagieuse. La mélodie accroche facilement. L'orgue de Dover Weinberg y est sans doute pour quelque chose, mais également la guitare dont les sonorités semblent être empruntées, à Mark Knopfler au sommet de son art. "Second box on the left" baigne dans le swing et lorgne du côté de Guitar Watson sur une piste au cours de laquelle les saxophones se libèrent. "The blues is my home" opère un dernier saut dans le Delta avant de céder le relais à "Put me back in jail", un blues rocker galopant qui termine l'aventure, tel un Jimmy Reed hyper speedé …