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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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King Khan

Bad News Boys

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Que peut-on attendre d’un duo dont le patronyme est plus que surprenant et qui s’affiche masqué ? A premier abord, on pourrait s’attendre à un croisement entre les doux dingues de Bonaparte et ceux encore plus dérangés de The Fat White Family… Après avoir écouté ce « Bad News Boys », il faudra nuancer cette première impression, même si on peut confirmer leur attitude déjantée. Il s’agit du 4ème elpee de cette formation montréalaise (qui annonce ses splits avec une étonnante régularité). Et il est résolument garage. Entre Punk et Doo-Wop, Mark Sultan (aka ‘BBQ’) et Blacksnake (aka ‘King Khan’) balancent donc, avec une énergie brute, des pépites mélodiques (« Killing the Wolfman »), résolument lo-fi mais abordables, à l’instar de feu Jay Reatard. Abordant des sujets aussi variés que les snacks ou les zombies, les acolytes passent de la quasi-pop (« Kiss My Sister’s First »), au R’n’B déviant (« Ocean of Love »), en opérant un crochet par la ballade croonée (« Buy Bye Bhai ») et le punk hardcore (« D.F.O. », « Diarrhea, fuck off »). Tout en affichant une attitude de sale gosse et éprouvant  une inébranlable dévotion à l’esprit rock’n’roll si cher aux Cramps... Imaginez un peu The Platters version caniveau et vous aurez une excellente idée du contenu de « Bad News Boys ». ‘Bonne nouvelle, les garçons’, The King Khan & BBQ Show est de retour et ce ne sont pas des potes aux Black Lips pour des prunes…

 

King Khan

Idle No More

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Après un hiatus de six ans, King Khan et ses Shrines sont de retour. Et intitulé « Idle No More », leur nouvel album est toujours aussi solaire. Pourtant, ces dernières années n'ont pas été un long fleuve tranquille pour le Canadien d'origine indienne. Abattu par la perte d'amis chers (NDR : dont la légende du garage Jay Reatard) et par une violente dispute avec son complice de toujours Mark Sultan (NDR : également épuisé par les abus), Arish Ahmad Khan sombre dans la dépression. Après une longue introspection, quelques stages en sections psychiatriques et des retraites spirituelles dans des monastères bouddhistes, il nous revient en pleine forme et « Idle No More » en est la preuve la plus ‘groovante’.

Car, bien heureusement, les Shrines n'ont pas perdu l'enthousiasme et la folie qui en font un des groupes les plus efficaces en ‘live’. On retrouve toujours la fusion de rock garage, de funk/soul de l'époque blaxploitation et de psychédélisme qui constitue la base musicale du band depuis sa création. Les sixties et le début des seventies restent donc l'influence majeure des présentes compositions. King Khan semble ici avoir puisé une grande partie de son inspiration dans la musique des Stones période Brian Jones et dans la British Invasion en général (Animals, Zombies...) Le chant du Canadien, s'il reste influencé par James Brown, n'a d'ailleurs jamais sonné si ‘Jaggerien’. Mais les ombres de Curtis Mayfield, de Wilson Pickett et du Sun Ra Arkestra continuent de planer au-dessus du berceau, à travers notamment une section de cuivres toujours aussi décoiffante. Que de jolies références auxquelles on peut ajouter une dose de Northern Soul ("Luckiest Man"), un zeste de Motown ("Pray For Lil") et un doigt de Jay Reatard fatalement ("So Wild", en forme d'hommage).

Signé pour la première fois sur un label notoire (Merge), le groupe a sans doute pu bénéficier de conditions idéales pour l'enregistrement. Certes, les guitares sont encore poisseuses et psychédéliques mais la production est plus confortable et le ton un rien plus pop ("Better Luck Next Time" et son refrain notamment). De quoi augmenter le nombre de fans qui pourront remuer allègrement du derrière sur les stoniens "Born To Die" et "Thorn In Her Pride", les deux tubes de "Idle No More". Les plus romantiques craqueront sans doute aussi pour "Darkness", sucrerie soul dédié à Nina Simone où l'on découvre un King Khan inédit, tendre et caressant. Un album réussi donc qui donne encore plus de crédibilité à ce groupe avant tout reconnu pour ces performances scéniques et lui ouvre des horizons discographiques assez prometteurs.

King Khan & The Shrines se produiront à Dour le dernier jour en guise d'apothéose festive. Gageons que peu de festivaliers résisteront à l'appel de cette formation endiablée et de son bondissant gourou.

 

King Khan

What is ?!

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D’origine indienne, King Khan est Canadien. Il est d’ailleurs né à Montreal. Outre-Atlantique, il a sévi au sein de différents groupes dont The Spaceshits, Les Sexareenos, King Khan & His Lonesome Guitar et The King Khan & BBQ Show, en compagnie desquels il lui arrive encore de tourner. En 1999, il s’est établi en Allemagne. A Berlin très exactement. Il y a fondé un nouveau projet : King Khan & The Shrines. Les Shrines ce sont huit musiciens dont le percussionniste Ron Streeter, qui a côtoyé Stevie Wonder, et trois cuivres. Une formation qui s’est forgé une réputation d’enfer sur les planches. King Khan aime le r&b, le garage, le funk, le punk, la soul et le jazz. Et sa formation puise manifestement son inspiration aussi bien chez James Brown, les Stones, les Stooges, Miles Davis que les Animals. Rocailleux, le timbre vocal de Khan rappelle d’ailleurs tantôt Eric Burdon, tantôt Leigh Stephens (Blue Cheer).

Son nouvel opus, « What is ?! » ne manque, en tout cas, pas de groove. Et de cuivres. Mais c’est lorsque que les compos s’enfoncent le plus dans le garage sixties qu’elles me font le plus flasher. A l’instar de (How I keep you) outta harms way », de l’intense “I see lights” ou encore de “Take a little bit”, rogné par un clavier vintage. J’épinglerai encore le final, « The ballad of Lady Godiva », dont le psychédélisme est abordé à la manière du fameux « 2000 Light Years from Home » de la bande à Jagger/Jones/Richards. Ou encore l’étrange, déroutant et menaçant « Fear of love », compo qui émargerait au funk/jazz presque free, s’il n’y avait la trame mélodique tracée par des vocaux réminiscents de Marc Bolan. Enfin, imprimé sur un tempo latino récurrent, « 69 faces of love » ne manque pas de charme alors que martelé par un piano, « No regrets » lorgne manifestement vers le rock’n roll des 50’s. Signalons encore la présence d’une compo chantée dans la langue de Molière par le claviériste (NDR : un Bordelais !) Fredovitch : « Le fils de Jacques Dutronc ». Une sorte d’hommage parodique au célèbre chanteur français. Le reste du disque plaira surtout aux amateurs de funk, de soul et de r&b.

King Khan

What´s for dinner

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Depuis le carton des White Stripes, on a l´impression de voir fleurir avec un bonheur inégal les formations en duo : The Kills, The Black Keys… Du moins les maisons de disques ne rechignent-elles pas à les mettre en avant dans le grand revival Garage de ces dernières années. Chez The King Khan & BBQ Show, on s´éloigne fortement du format le plus commercialisé de cette mouvance. Mark Sultan (guitare, batterie, voix) et A.A. Khan (guitare et voix), originaires de Montréal, forment une sérieuse paire de ravagés (surprenant de la part d’anciens membres de groupes qui répondaient aux patronymes de Les Sexarrenos ou encore The Spaceshits ?!) bien décidés à secouer leur auditoire à grands coups de garage punk abrasif. Punk, blues, doo-woop, riffs à la Chuck Berry, toutes ces influences assumées sans complexe se conjuguent pour former un mélange détonnant à faire inévitablement remuer les hanches…