New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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King Of Woolworths

L´illustration musicale

Ca commence un peu comme de la muzak (Woolworths est une chaîne de… supermarchés), et pourtant ce n'est pas de la musique " numéro 1 " de chez Carrefour. " L'Illustration musicale " s'arrête donc fort heureusement au titre : Jon Brooks n'a pas encore vendu son âme aux compiles lounge du rayon CD de chez GB. Si " G-Plan ", le morceau d'ouverture, sonne un peu trop comme de la blaxploitation de bazar, le reste, quoiqu'un peu lisse, ne risque donc pas d'être périmé de si tôt. " Montparnasse " joue les hommages francophiles (Air en tête), puis c'est au tour de l'électro la plus câline de déployer ses charmes, insidieusement (Dot Allison au chant sur " Sell Me Back My Soul ", puis " Hub 100 " et " Evelsong "). Sur " 123 (Brillo's Beat) ", le BPM nous invite à la danse, mais pas pour longtemps : la langeur d'un trip-hop évasif reprend vite ses droits, jusqu'à engourdir le moindre de nos gestes. On pense alors à Morcheeba (" Nuada "), voire à Saint-Etienne (un des groupes préférés de Brooks), pour cette habilité à jouer franc-jeu sur le terrain du beat moite et chaleureux (qui a dit " paresseux " ?). Une berceuse au piano (" A12 "), ensuite raffermie de quelques bleeps légers (" This is Radio Theydon "), remplit quant à elle sa mission : nous plonger dans un sommeil bienveillant, pour avoir bien la pêche au réveil. Jon Brooks, notre roi du matelas ?

King Of Woolworths

Ming Star

Visiblement, le Mancunien Jon Brooks n'aime pas les redites, ni le surplace : son premier album, paru sous le pseudo " King of Woolworths " (en gros, le roi du GB…) rappelle aussi bien les ambiances éthérées de Boards of Canada (" Bakerloo ", boosté par un sample des High Llamas) que les beats enragés des maîtres du dance-floor (Prodigy en tête). Cette tendance à la dilution ternit un peu l'album, bien que le charme opère, surtout lors des derniers morceaux (" The Watchmaker's Hands " et " Theydon ", d'une beauté et d'une douceur renversantes). Entre voyages dans les limbes (des faubourgs de Kentish Hill aux splendeurs verdoyantes de Kite Hill) et plongée en apnée dans les ténèbres du BPM (Colcannon, sorte de Their Law revisité avec brio, la rage en poche mais pas en berne), " Ming Star " dispose des atouts pour remporter la bataille sur tous les fronts. Alors, Jon Brooks, " roi du GB " ? Responsable d'un bel exercice électro mid-tempo, proche donc des œuvres des artistes Warp les plus mélancoliques et du " French Band " Air, ce natif de Manchester a réussi la synthèse parfaite entre musiques du corps (le beat, la sueur) et du décor (la contemplation, l'évasion). Et non, cela n'a rien à voir avec de la musique de supermarché.