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Knucklebone Oscar

Welcome To Trash Vegas

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« Welcome To Trash Vegas » pourrait servir de Bande Originale au prochain film de Tarentino. C’est en tout cas l’impression laissée dès la première écoute de cette nouvelle rondelle concoctée par ce combo finlandais. Tout y est. Et tout d’abord ce mélange d’humour noir et de second degré, caractéristiques des longs métrages du grand Quentin. Ensuite, et surtout, ce brassage hétéroclite de rock’n’roll, de surf, de garage rock, de boogie hillbilly, de blues et de rockabilly, qui illustre souvent l’œuvre du réalisateur américain. C’est simple, on a l’impression que le quatuor d’Helsinki n’avait qu’un seul objectif, lorsqu’il a composé les morceaux de cet opus : courtiser le géniteur de « Pulp Fiction », « Reservoir Dogs » et « Kill Bill ». N’allez pas croire que c’est une critique. Au contraire, les BO des films Tarentino sont ce qui se fait de mieux dans le genre.

Knucklebone Oscar, c’est un peu le Little Richard du punk, les Beach Boys sous acide ou bien les Stray Cats infectés par la rage, à force de courir les rats du quartier. Bref, quatre joyeux allumés qui, en 27 minutes chrono, balancent 11 plages d’un rock’n’roll bouillonnant et hystérique (NDR : trois des onze titres sont des reprises de standards du rock’n’roll : « Girl Can’t Dance » tiré du répertoire du chanteur rock’n’roll afro-américain Bunker Hill, « Girl That Radiates That Charm » interprété à l’origine par le chanteur rockabilly Jimmy Isle et « Rocking the joint », le hit du pianiste rock’n’roll Esquerita).

En ouverture de « Welcome To Trash Vegas », l’hilarant « Knucklebone Preaches » donne l’occasion à Oscar, le guitariste/chanteur de singer les prédicateurs yankees, en prêchant contre ce rock’n’roll pernicieux qui pousse le pays à sa perte. Il est suivi de « Six-Sixtysix (Lucky Number) », un pur rockabilly à la Stray Cats, rehaussé d’un solo de six-cordes qui doit manifestement beaucoup à Chuck Berry. D’autres plages telles qu’« Avenger » et « Circus Knuckelbone » rappellent le surf rock endiablé des sixties ; et en particulier les rythmes rapides et saccadés des Del Tones voire de The Lively Ones. « Blood Trails » et sa guitare slide verse dans le Hillbilly et le country rock.

Destiné à tous les amateurs de Fun et de Rock’n’Roll !