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Last Call

Boogie witcha

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Last Call a toujours été considéré comme un des tous meilleurs groupes belges de blues roots. Il comptait déjà deux albums studios à son actif : "Call of the wild", en 96 et "Time to move", en 99. Live, ce 3ème chapitre a été enregistré au Muziek-O-Droom de Hasselt. Il bénéficie de notes de pochettes écrites par le grand guitariste de la West Coast, Alex Schultz.

Last Call, c'est avant tout Henk Van der Sypt. Un leader charismatique et souriant qui se réserve le chant, l'harmonica et l'accordéon. Il est soutenu par le guitariste Luke Alexander, ancien membre des Electric Kings, et peut s'appuyer sur une section rythmique en béton, composée de Steve Wouters aux drums et de RC Stock à la basse. "Boogie witcha" nous entraîne pendant plus d'une heure dans le Sud profond des USA, en Louisiane très exactement. Le pays de prédilection des quatre musiciens. A travers ce zydeco flamand de 1ère classe, ils renouent avec les cajuns, en humant le parfum humide des bayous et des swamps, peuplés d'alligators.

D'une manière très dépouillée et calme, "I've been so blind" introduit le concert. Henk caresse tendrement son harmonica. Le ton monte progressivement, moment choisi par Luke Alexander pour intervenir en puissance et faire exploser judicieusement ses cordes. Sur les planches, le bien long "Boogie witcha" arrache tout sur son passage. Certainement un cheval de bataille pour notre dernier appel. "Tell me" est un des titres de Last Call que je préfère. Très inspiré des swamps, il nous plonge dans un environnement lugubre. La voix de Henk est trafiquée et la guitare tisse une rythmique menaçante. Luke nous emmène du côté de la frontière mexicaine sur "El Cumbachero". Henk empoigne son accordéon pour un bien joyeux "Rosalita". Le nerveux "Can't live that fast" démontre tout le talent de Luke en pickin'. Il est bien l'un de nos meilleurs gratteurs ! Il part swinguer sur un "Everytime", proche de qu'il faisait chez les Electric Kings. Le piano à bretelles nous emmène au pays cajun tout au long de la berceuse, "Long time ago". "Aw" est une finale explosive. Un blues pourtant classique, rehaussé par un merveilleux solo d'Alexander. Titre maître, "Last call" est un peu un au revoir aux fans. Un excellent album ! Dommage quand même qu'il ne recèle pas plus d'inédits, car il est un peu "Time to move " live!