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Layla Zoe

Songs from the road

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Encore une chanteuse comparée volontiers à Janis Joplin ! Elle est canadienne et répond au nom de Layla Zoe. Sa carrière semble bien lancée, puisqu’elle a signé un contrat chez le label allemand Ruf. Elle ne pouvait donc pas échapper à la série d’œuvres immortalisée ‘live’ et baptisées "Songs from the road" qui sortent sur cette écurie en cd et dvd. 

Sur les planches, Layla est épaulée par ses musicos. En l’occurrence le guitariste Jan Laacks, le bassiste Christophe Hübner et le batteur Claus Schulte. Le concert s’est déroulé au Hirsch Club de Nuremberg, en 2017. Au menu, 10 plages pour le cd, onze pour le dvd. Une ne figure que sur le cd, la cover du "The wind cries Mary" de Jimi Hendrix. Deux uniquement sur le dvd, "Work Horse" et la finale "Me and Bobby McGee".

Layla avait déjà publié un elpee ‘live’, enregistré en public, "Live at Spirit of 66", en 2015 ; mais le répertoire proposé ici est fondamentalement différent. Elle entame son show par "Backstage queen", un rockin' blues imprimé sur un mid tempo. Sa voix est autoritaire. Sa présence scénique, indéniable. Le spectre de Jimi Hendrix hante tout l’opus. Faut dire que le gratteur y contribue largement. Même sur les ballades bluesy "A good man" et "Why do we hurt the ones we loved". Layla libère une grande dose de sensibilité tout au long de l’indolent "Sweet angel". Henrik Freischlader cosigne "Never met a man like you", un shuffle texan digne de Stevie Ray Vaughan. Tout aussi nonchalante, la très longue plage atmosphérique "Highway of tears" assied une très bonne interaction entre la guitare et le chant théâtral voire tragique de Miss Zoe. Le compact disc s’achève, sans surprise, par la cover d’une autre ballade issue de la plume de Jimi Hendrix, "The wind cries Mary".

Le dvd recèle deux bonus. Tout d’abord le très long "Work horse", au cours duquel les musicos reçoivent leur billet de sortie, dont Laacks à la guitare talk box. Puis "Me and Bobby McGee", une compo qui figurait au répertoire de Janis joplin. A cappella la performance est une jolie réussite, mais la voix est plus propre et moins sauvage que celle de l'icône des sixties.

 

Blue Sisters - Ina Forsman + Layla Zoe + Tasha Taylor

Blues Caravan 2016 - Blues Sisters in Concert (cd + dvd)

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Thomas Ruf entraîne régulièrement ses chanteuses en tournée européenne, un périple organisé quasi-annuellement. Lors de la ‘Blues Caravan’, qui s’est déroulée en 2016, elles étaient à nouveau trois ; en l’occurrence la Finnoise Ina Forsman, la Canadienne Layla Zoe et l'Américaine Tasha Taylor ! Le set de ces Blues Sisters a été immortalisé en février 2016, à Nuremberg, sur cd et dvd. La vidéo recèle 10 morceaux de plus que le compact disc. Les trois filles sont épaulées par un backing group impliquant un guitariste, un bassiste et un drummer.  

Le set s’ouvre par le "Chain of fools" de Don Covey, un r&b notoire au cours duquel les trois vocalistes prennent le relais à tour de rôle. Et l’alternance est judicieuse. Ina Forsman se réserve ensuite 8 plages, des titres –pour la plupart des r&b– issus de son opus éponyme, qu’elle interprète d’une voix chargé de passion, à l’instar de "Devil may dance tonight", une piste soulignée par la guitare bien réverbérée de Davide Floreno, de l’ affriolant "Bubbly kisses", un blues lent de type cabaret, du classique "Queen Bee" (NDR : une adaptation qui mérite une mention particulière !) et du "I want a little sugar in my bowl" de Nina Simone, une cover bouleversante. Tasha Taylor, la fille du regretté Johnnie Taylor, lui succède. Sa guitare en bandoulière, elle se réserve "What difference does it make", un r&b subtilement funky, le blues "Wedding bells" (NDR : émouvante, sa voix est alors remarquable !), "One and only", une ballade lente à coloration Stax mais qui souffre de l'absence de cuivres. Place ensuite à Layla Zoe. Indéniablement la seule rockeuse du trio. Sa voix ‘joplinesque’ et son dynamisme manifesté sur l’estrade vous remuent les tripes. "Leave you for good" et le shuffle climatique "Never met a man like you", au cours duquel Floreno se montre très en verve sur sa gratte, en sont de parfaites illustrations. La finale sera davantage participative. Ina et Layla sont chauffées à blanc pour attaquer le "Honky Tonk woman" des Rolling Stones. Et tout autant, mais à trois, pour aborder "Tell Mama" et "In the basement", des hits signés Etta James. Lors du rappel, le band nous accorde une version musclée du "Come together", avant de rendre un hommage à BB King, à travers son "Rock me baby". Quelle santé !

 

Layla Zoe

Breaking free

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Layla Zoe est originaire de la Colombie Britannique. Donc elle est canadienne. Une chanteuse dont la voix est souvent comparée à celle de Janis Joplin. Elle a publié ses premiers essais entre 2006 et 2008, sur des écuries indépendantes. Après avoir apporté sa collaboration au jeune bluesman teuton Henrink Freischlader, elle signe chez Cable Car. Elle lui réserve trois elpees, "Sleep little girl" en 2011, "Lily" en 2013 et enfin un "Live at the Spirit of 66" (immortalisé à Verviers) en 2015. Elle émigre alors sur le label Ruf.

Les sessions d’enregistrement de "Breaking free" se sont déroulées aux Megaphon Tonstudios, en Allemagne. Hormis une cover, toutes les compositions sont issues de la plume de Jan Laacks, le guitariste ; Layla se chargeant des textes. Le backing group est constitué de musiciens allemands. Outre Jan, le line up implique le drummer Hardy Fischötter et le bassiste/claviériste Gregor Sonnenberg. Le combo pratique un blues/rock particulièrement puissant. 

Majestueux, "Backstage Queen" ouvre l’opus. Solides, les riffs lorgnent tour à tour vers Jimmy Page ou Eddie Van Halen. Zoe a du coffre. Et elle donne tout ce qu’elle a dans le corps. "Why do we hurt the ones we love" est une ballade ‘hendrixienne’ somptueuse. Atmosphérique, la voix est tout à fait à l’aise sur cette plage tapissée de claviers, alors que Laacks s’autorise un billet de sortie empreint de douceur et soucieux de la mélodie. "Wild one" est imprimé sur un mid tempo. Une ballade bluesy au cours de laquelle Layla reste sur la réserve. Longue plage, "Highway of tears" s’étale sur plus de onze minutes. Une compo naturellement élégante, belle même, qui met en exergue la complicité entre la vocaliste et le guitariste. Et c’est ce dernier, qui en explorant sa sensibilité personnelle, prend de nouveau soin de la ligne mélodique. Le titre maître est également imprimé sur un mid tempo, alors que le refrain est repris en chœur par les musicos. Les percus marquent vigoureusement le rythme de "Worken horse", une plage funky au cours de laquelle Jan mêle habilement cordes acoustiques et électriques. Jolie ballade, "Sweet angel" concède des accents country. Laacks en profite pour injecter un max de feeling dans ses interventions, dispensées parcimonieusement, tandis que la voix monte doucement et progressivement en puissance. "Run away" est plus enlevé, un rockin' blues dense, parfaitement structuré. La section rythmique en impose, tout en se mettant au service de la voix. Autoritaire, quand même. Et le gratteur n’est pas en reste. Il se révèle même à la ‘Page’. Layla se réserve un exercice de style classieux sur la cover des Stones, "Wild horses", une version acoustique particulièrement subtile. Jan se consacre à la slide (NDR : et probablement aussi à la lap steel) sur "A good man". Miss Zoe se déchaîne aux vocaux. De bonne facture, cet LP s’achève par le dépouillé "He loves me", un cri d’amour partagé entre la voix et le piano de Sonnenberg.